À quoi ressemblent aujourd'hui les soutiens honteux de la Russie contre l'Occident ?

Depuis la guerre en Ukraine, des mécanismes d'annulation sociale se mettent enfin en place contre les dissidents anti-occidentalistes que notre société tenait tant à conserver pour assurer une auto-critique aussi partisane qu'artificielle et stérile. Cela fait des années que j'avertis des dangers d'une opposition conspirationniste, financée assez peu indirectement par les ennemis extérieur autodésignés de l'Occident, et il enfin les choses commencent à bouger grâce à l'actualité européenne avec l'invasion de notre continent par des troupes eurasiatiques (avec le soutien d'orthodoxes intégristes et d'islamiste déclarant le djihad contre "les nazis" d'Ukraine).

Aujourd'hui, les soutiens ouverts et directs à la Russie et à l'autocrate Vladimir Poutine ne peuvent plus être assumés par ceux qui l'ont fait depuis des décennies : Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Eric Zemmour étant les plus évidents soutiens nationaux-populistes qui n'étaient pas loin de fantasmer sur une "libération" de notre pays par les forces armées russes. Mais tous les innombrables dissidents de l'Occident ne se sont pas arrêté d'affirmer leur soutien. Ils ont juste pris de nouvelles formes moins directes, pour pouvoir continuer à diffuser des appels à la haine anti-occidentalistes tout en semant le doute et la confusion au sujet de son opposition pourtant si simple à la Russie.

On distingue notamment sur les réseaux sociaux :

  • Les activistes qui ne demandent jamais d'intervention en Ukraine ni de soutien armé de grande envergure, mais clament haut et fort que nous sommes trop mous, trop faibles, et que nous allons le payer cher de laisser l'Ukraine "seule" (comme si l'OTAN n'armait pas et ne soutenait pas très directement la logistique de les combattants ukrainiens). Ils se gardent bien de dire ce qu'il faudrait faire, puisque leur but n'est pas la défense des frontières de l'Europe mais bien uniquement de faire croire aux occidentaux qu'ils sont faibles.
  • Les activistes qui prétendent que nos dirigeants nous mettent en danger, qu'ils ne savent pas ce qu'ils font et qu'ils devraient baisser les yeux et obéir à tous les ordres de Poutine. L'armée russe se cassant les dents sur à peine 1/10e des forces armées européennes avec l'Ukraine, on a une idée de combien la réalité est différente de toutes les catastrophes qu'ils annonçaient pour justifier qu'il fallait sans cesse tout céder face à la Russie.
  • Les activistes qui jouent aux faux objectifs en se prétendant apartisans ou au-dessus des "causes du moment", comme si la guerre en Ukraine avait quoi que ce soit de compliqué ou de semblable avec la plupart des conflits et des causes internautiques jusqu'à présent.
  • Les activistes qui osent prétendre que la grande armée russe va tous nous détruire, alors qu'on peut enfin constater qu'elle est un amas d'épaves, de conscrits et d'enrôlés de force du Donesk — dont des mineurs soldats — alors que cette armée n'est même pas capable d'occuper un tiers de l'Ukraine.
  • Les activistes qui pensent qu'ils peuvent encore parler de réchauffement climatique tout en critiquant le nucléaire à la fois, après tout ce qui s'est passé et sans aucune prise en compte de la nécessité absolue de cesser d'être en état de dépendance énergétique à cause de militants pseudo-écolos et anti-occidentalistes avant tout.
  • Les activistes qui, au nom du dogme pacifiste, en veulent à la population ukrainienne de résister, prétextant qu'ils contribuent à alimenter la guerre (??) mais qui n'ont rien de plus fort à reprocher à la Russie, faisant fi de toute considération contextuelle et croyant passer pour objectifs.

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Ne pas oublier de bien enregistrer et archiver les captures d'écran et les url des militants anti-occidentalistes, pour ressortir leurs propos quand les mécanismes d'annulation sociale des dissidents pro-russes seront pleinement opérationnels. D'ici les 30 prochaines années, ils vont apprendre la peur et la décence forcée.

La critique bienveillante envers une autorité est toujours bonne à prendre. Mais c'est quand la dernière critique bienveillante que vous avez lu contre l'Occident ? Les critiques anti-occidentalistes sont toujours malveillantes, diffamatoires, sans appel et anti-constructives, et systématiquement pro-russe. Critiquer l'Occident c'est critiquer l'OTAN, l'ONU, les droits de l'Homme, les systèmes des démocraties libérales constitutionnelles et toute la politique internationale moderne.

On ne peut pas être dissident d'un système fondé sur la Liberté sans être soi-même un ennemi des libertés. C'est ça la plus grande force politique de l'Occident : ses dissidents sont automatiquement des fascistes rouges ou des fascistes bruns, et ça ne manque jamais dès qu'on enquête un peu sur tel ou tel journaliste aux engagements anti-occidentaux curieux.

Celui qui n'est pas un dissident doit proposer au lieu de critiquer, inspirer au lieu de contester, animer au lieu de diviser. Une critique constructive de l'Occident implique de proposer des solutions qui n'ont pas pour objet de saper sa puissance, d'obscurcir son rayonnement ou de remettre en question ses fondements. Ce que les agents anti-occidentalistes font passer pour de la critique (un droit), c'est uniquement de la subversion et du sabotage, preuve de fascisme dans un système aussi libéral et libre que le nôtre.

Les dissidents d'un système fasciste sont souvent de facto libéraux, mais les dissidents d'un système libéral ne sont jamais des combattants de la liberté. Contester un système libéral face à des autocraties anti-humanistes agressives, c'est être soi-même un ennemi des droits de l'Homme.

Pour les 30 prochaines années, je souhaite une bonne annulation sociale aux ennemis intérieurs de l'Occident. Oubliez dès maintenant vos espoirs d'accéder à des postes payés par nos impôts pour saboter nos pays. Il y aura toujours un occidentaliste pour rappeler vos paroles à votre hiérarchie :eye:

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Je me permets d'ajouter que quand l'opposition est de si faible niveau intellectuel, ça tire toute monde vers le bas. Quand un système n'est critiqué que par des guignols saboteurs financés par des pays de rageux tiers-mondistes (coucou Douguine), ça stérilise tous les débats.

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Ceux-là, vous pouvez être certains à 100% qu'ils seront les premiers à hurler à l'ingérence occidentale le jour où l'OTAN ou un pays membre de l'OTAN interviendra directement militairement en Ukraine.

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Toutes les critiques contre l'Occident et l'OTAN consistent à dire que l'Occident devrait se suicider et détruire tous ses moyens de défense, parmi lesquels l'OTAN. Ces gens n'arrivent même pas à comprendre que ne proposer que la mort à son interlocuteur rend impossible toute discussion. C'est d'ailleurs ce qu'il se passe avec l'Ukraine : Poutine et les pro-Poutine veulent "discuter" avec l'Ukraine en ne lui donnant le choix qu'entre une disparition lente par la guerre sale ou une disparition rapide par soumission à l'envahisseur.

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Je n'avais pas repéré ces subtilités il y a encore deux ans. Maintenant, et principalement depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, à chaque fois qu'une personnalité politique ou militante, un pseudo-philosophe parle de l'OTAN, j'essaie d'analyser ses propos, et remplace au besoin le terme de "OTAN" par "Occident". Ca marche aussi "avec "le progrès" et "progressisme". Très souvent, à de rares exceptions près, c'est en réalité de l'Occident dont il est question. Une brève vérification des pensées idéologiques de ces personnes ne laisse généralement plus de place au doute.

Bien que ça sorte du large cadre de l'Occident, j'ai également remarqué depuis le début de l'invasion, des attitudes qui, sous couvert d'être anti-Macron, sont impardonnables au regard de la situation géopolitique actuelle. On peut détester Macron, son bilan, son programme, et ne pas aspirer à voter pour lui aux prochaines élections. En revanche, liker ou relayer directement avec enthousiasme, des tweets insultants venant d'un politicien russe, indépendamment de ce qu'on peut penser des photos utilisées en question, c'est, à mes yeux, pas loin d'une intelligence avec l'ennemi. Humilier un président en exercice, engagé dans un processus diplomatique et de négociations avec un pays directement hostile, qui se pose sans ambages comme un ennemi de l'Occident et de la liberté d'un peuple, c'est particulièrement honteux.

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Exactement, un anti-nucléaire est un ennemi politique et un saboteur de l'occident, peu importe son opinion sur la Russie. L'existence même du parti de gauche "écologiste" est une véritable honte publique en France, ces gens devraient être jugés.

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Leur activisme anti-nucléaire se couple aussi avec l'activisme anti-OGM pour détruire l'agriculture française, ce même activisme qui ne rechigne pas à pratiquer l'éco terrorisme en allant faucher des parcelles agricoles où l'on cultivent des OGM, mais aussi en jetant le contenu d'un wagon rempli de blé alors que les prix du blé explosent à cause de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les pseudos écolos en freinant l'innovation scientifique et technologique travaillent pour les ennemis de l'Occident.

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