Anniversaire de la condamnation de Galilée par l'Eglise

Il y a 388 ans, le 22 juin 1633, le Saint-Office de Rome condamnait Galilée en ces termes :

« Il est paru à Florence un livre intitulé Dialogue des deux systèmes du monde de Ptolémée et de Copernic dans lequel tu défends l'opinion de Copernic. Par sentence, nous déclarons que toi, Galilée, t'es rendu fort suspect d'hérésie, pour avoir tenu cette fausse doctrine du mouvement de la Terre et repos du Soleil. Conséquemment, avec un cœur sincère, il faut que tu abjures et maudisses devant nous ces erreurs et ces hérésies contraires à l’Église. Et afin que ta grande faute ne demeure impunie, nous ordonnons que ce Dialogue soit interdit par édit public, et que tu sois emprisonné dans les prisons du Saint-office »

Le savant fut forcé de prononcer la formule d'abjuration suivante :

« Moi, Galileo, fils de feu Vincenzo Galilei de Florence, âgé de soixante-dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j'ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l'aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église catholique et apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j'avais été condamné par injonction du Saint-office d'abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n'est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit ; et après avoir été averti que cette doctrine n'est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j'ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière ; ce pour quoi j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n'est pas le centre, et se meut. J'abjure et maudis d'un cœur sincère et d'une foi non feinte mes erreurs. »

Cet épisode de l'histoire nous rappelle à quoi ressemble le christianisme au pouvoir. Des siècles durant, la charia chrétienne a criminalisé l'usage même de la raison en Europe.

Contrairement à ce que prétendent les décadentistes, l'effondrement est DERRIÈRE nous. La civilisation européenne commence à peine à se relever du traumatisme chrétien. Il reste encore énormement de travail à accomplir pour complètement guérir de plus de 1500 ans de charia chrétienne en Occident.

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Manifeste de l'occidentalisme, 4.4, "L'obscurantisme chrétien, une peste venue d'Orient":

"La repentance n’est pas la seule pathologie mentale que le christianisme venu d’Orient a inoculée aux européens. Elle n’est qu’un fragment de la folie qu’on désigne sous le nom des « valeurs chrétiennes ».

La christianisation forcée de l’Europe a provoqué une grande régression dans tous les domaines : artisanat, philosophie, sciences, médecine, architecture, urbanisme, hygiène, sport et art de vivre. Cette nuit de plus de dix siècles ne se dissipa qu’à mesure que l’emprise du christianisme recula, au prix d’âpres combats et d’innombrables ruses.

Pour avoir contesté la théorie géocentrique imposée par l’Église, émis l’hypothèse d’un univers infini et critiqué un certain nombre de fadaises bibliques, le libre penseur Giordano Bruno fut condamné à mort par les autorités catholiques. Le 17 février 1600, il fut brûlé vif en place publique. Pour l’humilier, on le déshabilla intégralement, et pour le réduire au silence, on lui cloua la langue sur un mors de bois.

Le philosophe Lucilio Vanini fut lui aussi brûlé vif par l’Inquisition en 1619. Ses fautes : avoir donné des explications « naturelles » à des miracles, émis l’hypothèse que l’homme pourrait descendre des grands singes et nié l’immortalité de l’âme. Persécuté, il fuit l’Italie, mais l’Inquisition le rattrapa à Toulouse. Il comparut devant le Tribunal ecclésiastique où il fut reconnu coupable d’athéisme, et condamné à avoir la langue coupée avant d’être brûlé vif.

Le médecin et théologien Michel Servet, célèbre pour avoir été l’un des premiers à décrire la circulation pulmonaire, fut condamné à mort pour avoir écrit un livre remettant en cause le dogme de la Sainte Trinité. Il fut brûlé vif avec son livre le 27 octobre 1553.

Il ne s’agit là nullement de cas isolés ni même d’« abus », mais bien de la norme imposée par l’Église durant des siècles. Les chasses aux sorcières et les mises à l’index procédaient du même projet totalitaire chrétien. Les persécutions des libres penseurs n’ont cessé que lorsque ceux-ci sont parvenus à mettre l’Église à genoux.

L’Occident a un trou de plus de 1000 ans dans son histoire civilisationnelle. Il lui aura fallu des siècles et des siècles pour retrouver ne serait-ce que le niveau de Rome avant sa chute.
(...)
Le massacre d’Hypatie marque la fin spirituelle de l’Antiquité : après sa mort, de nombreux chercheurs et philosophes quitteront Alexandrie pour l’Inde et la Perse, et Alexandrie cessera d’être le grand centre de l’enseignement et de la science du monde antique. Désormais, la science régressera en Occident. Elle ne retrouvera un niveau comparable à celui de l’Alexandrie antique qu’à l’aube de la révolution industrielle.

Il aura fallu déployer une énergie herculéenne pour faire reculer l’emprise des institutions chrétiennes dans les sociétés européennes, pour que scientifiques, médecins, artistes et philosophes retrouvent enfin le droit de travailler sans avoir à craindre pour leur vie. Il aura fallu plus de mille ans pour que la civilisation occidentale renoue pleinement avec sa dimension prométhéenne.

Mais certains dégâts provoqués par le christianisme sont irréparables. Le christianisme a accompli un travail méthodique et acharné de destruction des cultures, des croyances, des œuvres, des monuments et des coutumes d’Europe. Des siècles durant, les chrétiens accomplirent un travail de destruction systématique des temples des religions ancestrales d’Europe. Non seulement les cultes ancestraux furent anéantis, mais les joyaux d’architecture grecque et romaine furent détruits, ainsi que les chefs d’œuvre de la statuaire et de la peinture, saccagés par les iconoclastes. Les temples étaient souvent des centres culturels importants, et leur destruction signifia la destruction de manuscrits à la valeur inestimable. Académies et bibliothèques subirent le même sort dramatique, lors de démonstrations d’hystérie religieuse et cérémonies de pénitence publique. Les autodafés — terme signifiant « acte de foi » — resteront le symbole par excellence des sociétés totalitaires, qu’on retrouve dans les pires dictatures et les plus ignobles dystopies. L’acte de foi se fait donc en brûlant ce qui détourne de la foi, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas religieux ou empreint de religion.

À ces destructions directes de manuscrits savants, littéraires et philosophiques, il faut ajouter la disparition progressive du patrimoine intellectuel européen du fait de négligences plus ou moins délibérées. Avant que ne soient inventées l’imprimerie et les techniques modernes de conservation, il fallait régulièrement copier à la main les manuscrits anciens pour leur faire traverser les âges, une opération coûteuse, lente, harassante, nécessitant des copistes qualifiés, maîtrisant bien le grec et le latin. Le christianisme, en détruisant tous les lieux de savoir et en s’arrogeant le monopole de la culture livresque, a eu la totale mainmise sur la transmission des textes. Les scriptoria des monastères ont prioritairement copié les manuscrits chrétiens et ceux dont le contenu était compatible avec les dogmes chrétiens. Seule une infime fraction des textes antiques a échappé aux destructions, aux incendies, aux censures et aux négligences chrétiennes. Les textes antiques que nous pouvons lire aujourd’hui sont les rescapés d’un terrorisme intellectuel pluriséculaire.

Machine à détruire la tradition écrite européenne, le christianisme a également montré un impressionnant acharnement à détruire les traditions orales européennes, notamment les cultes des religions ancestrales."

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"Pour les conservateurs, le peuple blanc est un apostat du christianisme qu’il faut tuer."
Manifeste de l'occidentalisme, 10.2, "Le conservatisme, antimatière de la politique"

"La différence entre le prolétaire dépressif et le bourgeois dépressif, c’est que le premier s’autodétruit seul en silence, tandis que le second utilisera toujours son pouvoir pour entraîner les autres dans son autodestruction." (Manifeste de l'occidentalisme, 6.5, "Le nihilisme culturel bourgeois")

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Jean Sévillia du Figaro Magazine a tenté de défendre l'Eglise dans un de ses livres bidon de debunkage d'asile. Il expliquait que certes, Galilée avait raison, mais qu'il utilisait un ton trop arrogant dans ses écrits. Et en plus le brave Pape l'avait prévenu plusieurs fois d'arrêter de défendre sa thèse avant de le condamner. C'est donc Galilée qui a trop cherché les embrouilles wallah !

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Bienvenue sur le forum Tony, ravi de t'y retrouver !

C'est ~amusant, on a entendu des lignes de défense assez similaires la semaine dernière à l'occasion du procès des 13 premiers accusés de cyber-harcèlement envers Mila. « Je n'ai rien contre le fait qu'on puisse dire du mal de la religion, mais il y a des façons de le faire », répondait la jeune Naïssata à Richard Malka pour tâcher d'expliquer ce qui l'avait poussée à conclure son mail par des menaces de mort. À les écouter, on a seulement affaire a des redresseurs de tort aussi désintéressés qu'altruistes, agissant dans un but strictement éducatif.

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Un ton trop arrogant mis en comparaison avec des bûchers. La morale chrétienne, toujours égale à elle-même, c'est-à-dire complètement immorale. On n'est JAMAIS trop arrogant vis-à-vis des âneries professées par les religions. Elles sont le mal sur cette Terre, qui se déguise en vertu.