Déchristianiser la notion de morale

La notion de morale, c'est-à-dire la capacité à discerner le bien du mal, vous pensiez l'avoir alors que vous n'avez pas de religion ? Que nenni selon certains cathos qui se plaisent à rappeler régulièrement aux laïcs et païens qu'ils ne sauraient distinguer le bien du mal sans être impliqué dans une religion aux textes homophobes et misogynes toujours pas condamnés par les chefs religieux. De même que vous ne croyez en rien et n'avez forcément aucun idéal sans religion. C'est fatigant ces gens incapables de savoir si tuer son voisin est bien ou mal sans se référer à un texte religieux. Qu'est-ce qu'ils croient? Qu'on passe notre temps à liquider nos voisins? Ils ont même inventé une saint esprit qui est censé inspirer le croyant pour lui faire comprendre comment agir. Et qui en pratique sert surtout à faire croire aux naïfs qu'ils sont dans leur tort s'ils ressentent naturellement que le traitement des femmes et des homos dans l'église pose problème. Il fallait bien créer une conscience fictive au cas où certains s'éloigneraient des textes violents et génocidaires, car ces textes rabâchés ne les auraient pas assez coupés de leur vraie nature.

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Carrément. Mais il faut nommer sa morale. Il est conservateur en soi de refourguer une morale sans en préciser l'origne.

Par exemple, on peut dire que notre morale est libérale. La morale dépend de la philosophie. On ne veut pas non plus imposer d'ordre moral contrairement aux conservateurs. On souhaite que la justice soit morale, mais pas que tout ce qui est vu comme immoral soit forcément condamnable.

La morale libérale, c'est déjà de ne pas parler de crime s'il n'y a pas de victime. Les crimes ne peuvent être commis que contre des individus et des groupes d'individus, de façon directe et concrète.

Il était particulièrement ignoble, sous la justice chrétienne d'il n'y a pas si longtemps, qu'un viol d'enfant soit juste un crime moral commis contre les bonnes mœurs :crazy_face: et pas un crime commis contre la personne de l'enfant. Que ce soit l'existence même du sexe qui soit punit par les chrétiens, et non la destruction symbolique de l'individu opérée par un viol, qui consiste à la négation de sa qualité d'individu détenteur de droits.

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Excellent exemple de la façon dont cette religion a perverti les notions de bien et de mal : l'individu est moins important que la virginité sexuelle 0de cet individu.

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Oui ! Ça, c'est un chantier important. Quand on prive un chrétien de son aura non-méritée de supériorité morale, on est en bonne voie pour s'attaquer au reste de son idéologie. Retirez-leur cette petite auréole de bonté désintéressée, dépouillez-les de leur déguisement ridicule d'angelot du quotidien, et que reste-t-il ? Les héritiers colériques d'une race parasitaire, qui a diffusé des croyances aussi néfastes que tarées durant une bonne dizaine de siècles, et qui rêve encore aujourd'hui de les propager partout.

On devrait pouvoir s'appuyer sur quelques prédécesseurs dans cette tâche. Christopher Hitchens en fait sans doute partie. Son bouquin Dieu n'est pas grand recèle probablement quelques joyaux. Sans en faire un chantre de l'occidentalisme, sa critique des religions a tout de même bien étrillé le dogme monothéiste. En voici juste un petit avant-goût que je me suis amusé à sous-titrer.

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Excellente réponse, qui devrait être enseignée dans toutes les écoles d'Occident. Ne pas enseigner cette réponse, c'est prendre le parti des religions terroristes, dont on fait beaucoup trop la promotion en histoire et en philosophie. Déchristianisation la morale et l'enseignement moral indirect opéré par l'école.

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Excellente, cette vidéo. Je ne connaissais pas du tout, merci pour la découverte. Par contre, ensuite, Youtube m'a proposé ça :sob: :sob: :sob: Sans façons
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Excellente vidéo ! Toutes les réflexions à deux balles de ce genre "mais s'il n'y a plus de christianisme, que va devenir la morale ?" "mais sans religion, les gens continueront-ils à croire en quelque chose ?" en disent bien plus sur ceux qui les émettent et sur ce qu'ils deviendraient sans leur petit corset.

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D'ailleurs c'est le même argument qu'ils ressortent quand ils violent des enfants comme le chrétien pédophile conservateur Matzneff, ou bien pour défendre des criminels. Ainsi, le professeur d'histoire de l'école de Marion Maréchal qui a décapité et démembré une de ses élèves a été défendu par son avocat russe par un plaidoyer qui pourrait se résumer à cette phrase : « Le goût excessif des détails de ce crime indique l’absence de miséricorde dans la société. » (phrase réellement prononcée par l'avocat).

Donc c'est en effet très commun que des chrétiens défendent leurs meurtres et leurs viols en prétextant que "dieu est mort" et que l'absence de divin les a contraints à vivre immoralement.

Si le survivaliste chrétien qui a brûlé sa maison et tué 3 gendarmes était toujours en vie, il dirait exactement la même chose. Si le divin n'existe plus, alors seul le mal peut exister ! Donc ils font le mal.

Au sujet de la morale, les chrétiens écartés progressivement du pouvoir se comportent exactement comme de minables mafieux à qui on aurait refusé de payer "la protection". Tu ne paies pas la protection de ton restaurant ? Dans la semaine ils passent mitrailler ta vitrine. Le christianisme est abandonné par les européens dès qu'ils ont pu ? Alors il faut qu'un effondrement survienne à tout prix, pour un chrétien. Il faut bien comprendre que s'il ne se passe rien, alors ils n'auront plus aucune raison d'exister. Donc l'effondrement contre lequel ils prétendent nous mettre en garde, c'est eux-mêmes qui tentent désespérément d'y œuvrer.

Le chrétien, c'est ce bourgeois suffisamment perfide pour prétendre nous prévenir du déluge migratoire tout en finançant un maximum d'associations chrétiennes pro-migrants. C'est un peu comme si les pompiers brûlaient ta maison si tu n'achètes pas leur calendrier. Ce sont des déséquilibrés dangereux qu'il faut anéantir politiquement.

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C'est exactement ça ! Je m'étais faite une réflexion à ce propos : Il suffit de voir la hiérarchie des “vices” selon les conservateurs, qui mettent les libres choix érotiques et sexuels exercés par des individus majeurs et consentants, sur la même échelle d’immoralité que le harcèlement ou le viol. Et c'est ainsi qu'en 2019, Paul-Marie Coûteaux, d'ailleurs grand ami du prédateur sexuel Gabriel Matzneff, et pour qui “Le mariage homosexuel est une violence faite à la nature", est accusé d’avoir administré de la MDMA à l’insu d’un jeune homme de 22 ans. L'absence de hiérarchie entre les petits vices consentants et les violences sexuelles, conditionne ainsi les conservateurs à opter pour la pire option quand ils cèdent à des “tentations”. Cela leur permet également de voir en leurs actes une forme de bravade et d’affront au carcan moral dont ils sont eux-mêmes les promoteurs, parce que, au final "Dieu est mort".

Quant à l'immonde défense du professeur meurtrier, que dire....parfaite illustration de ce que nous abordons là : le vol d'une friandise et la décapitation du femme méritent pareillement notre miséricorde.

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Ha waow :frowning_face_with_open_mouth: Gros dossier.

Je note qu'il reconnaît les faits, puisqu'un élément de sa ligne de défense est : « Je n'avais aucune intention sexuelle :weary: » Il s'agissait sûrement de communier chastement dans l'amour du saint-esprit. 'Fin, ça aurait pu être crédible s'il n'était pas un menteur avéré.

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En effet, à quoi cela peut bien servir de mettre à l'insu de quelqu'un, de la MDMA dans son verre, autre que pour des projets de prédation sexuelle. Déjà, personne ne fait ça. D'ailleurs, le commun des gens ne met même pas un peu de Gin dans la limonade d'un invité sans lui demander son accord au préalable. Même avec cette excuse bidon, il arrive à prouver qu'il est malsain. Des exemples comme ça mériteraient un sujet dédié à cette portion de l'Asile.

En tous cas, cela prouve que nous n'avons pas besoin de ces tordus pour être doté de morale. En réalité, c'est même en les fuyant que nous préservons la nôtre. Mille fois oui pour la déchristianisation de la notion de morale !

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Tout-à-fait. C'est pour cette raison qu'il faut refuser de se réclamer de "valeurs" au sens général, et surtout pas de "valeurs de la République", car la République n'a que des principes - ce qui n'est pas la même chose ! Les valeurs sont issues de la morale et de la hiérarchisation personnelle : priorité à la famille ? A l'Etat ? A la Nation ? A la boîte ? A l'individu ? Si donc on est attaché à une morale personnelle, on aura forcément des valeurs personnelles, et surtout pas des valeurs qu'on vous impose un peu comme un sens commun. C'est toute la différence avec le recours si fréquent à un "ordre moral". Même se réclamer d'une morale libérale n'est qu'un indice. Car chacun la décline selon ses goûts, son âge et son expérience, et sa propre définition du libéralisme. La morale unique est typiquement chrétienne en ce que, comme le catholicisme, elle est dogmatique. Elle est dogmatique et ne laisse qu'une alternative au respect de la morale : le repentir et la confession.

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Le libéralisme est en effet une problématique à laquelle on peut répondre de façon assez différente, mais c'est déjà un souci mieux défini et dont la problématique des libertés individuelles a le mérite d'être posée clairement, que le mot insipide et indéfiniment détournable de valeurs, qui attire tant de conservateurs faussement préoccupés.

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