Des survivants d'Utoya dénoncent la censure des discussions sur les motivations idéologiques de cet attentat chrétien

Il semblerait que les survivants de l'attentat chrétien commis par Anders Breivik à Utoya subissent un sort comparable à celui des survivants de l'attentat musulman du Bataclan. Censure et gaslighting face à toute tentative de parler des motivations idéologiques de ces actes terroristes. Culpabilisation des victimes qui tentent de libérer la parole.
Les chrétiens centristes et gauchistes ne travaillent pas seulement à disculper l'islam à chaque attentat musulman. Ils consacrent également une grande énergie à étouffer la parole sur la responsabilité de l'idéologie chrétienne dans les attentats chrétiens. Breivik était un militant chrétien assimilationiste. Il a revendiqué en long, en large et en travers ses motivations chrétiennes assimilationistes dans son manifeste et dans ses diverses prises de parole. Mais la dimension chrétienne de son attentat continue d'être gommée.
Si quelqu'un parmi vous a accès à l'article en entier, qu'il/elle n'hésite pas à poster des captures.


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Pour rappel :

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Anders Breivik est un terroriste chrétien assimilationniste qui fait encore fantasmer aujourd’hui les chrétiens fascistes se réjouissant de ses meurtres de jeunes européens.

Sa ligne, c’est la même que celle du chef des judéo-chrétiens conservateurs gaullistes, Eric Zemmour. En effet, dans son manifeste, Breivik avait donné en 2011 un ultimatum aux musulmans courant jusqu’au 1er janvier 2020.

Il autorisait tous les noirs et les arabes à rester en Europe à condition qu’ils « deviennent européens » (??) et remplissent les critères suivants :

  • se convertir au christianisme
  • changer de nom (les fameux « prénoms du calendrier des saints » cher à Zemmour)
  • renoncer à parler arabe ou leur langue maternelle

(source : son manifeste)

Ce chrétien antiféministe est l’illustration parfaite de la nature europhobe des conservateurs : l’antiféminisme implique la haine des femmes, la haine des femmes implique la haine des femmes de sa race, et la haine des femmes de sa race implique la haine de sa race.

Pour sauver l’âme des musulmans, le terroriste chrétien a choisi de massacrer des dizaines de jeunes européens.

Anders Breivik est donc bel et bien à l’image des croisades chrétiennes qui prétendaient combattre l’islam en massacrant des européens, à travers des génocides de païens aux sacrifices continuels d’hérétiques sur le bûcher ou lors de gigantesques campagnes militaires (croisades contre les albigeois, guerres hussites). Rappelons que ce sont les croisés qui ont ouvert les portes de l’Europe aux musulmans turcs ottomans en faisant tomber l’Empire byzantin avec la mise à sac de Constantinople en 1204 et le démantèlement de leur nation.

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Breivik, c'est un yahviste chrétien qui n'appreciait pas la montée en puissance du yahvisme musulman, mais qui fondamentalement préférait le yahvisme à la pensée et au peuple occidental.

Il a tué 77 personnes et en a blessé 151 autres, de jeunes norvégiens qui avaient toute la vie devant eux, pour les punir de n'être pas yahvistes.

Breivik, son idéologie et ceux qui l'admirent, le soutiennent ou trouvent des justifications à son crime sont des ennemis de l'occident.

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J'ai pu lire l'article en question. À en croire le tableau qu'il en brosse, la gauche norvégienne est hélas encore assez loin de pointer du doigt la responsabilité de l'idéologie chrétienne dans la tuerie de masse qui l'a ciblée ce 22 juillet. Davantage que de censure, c'est d'abord d'auto-censure que la société norvégienne semblerait avoir souffert, contrainte par une « culture du consensus » qui l'aurait poussée à réduire le double attentat à « une attaque contre la démocratie et la Nor­vège ». Les leaders travaillistes ont au moins réussi à dépasser ce discours pour parler du « caractère idéologique des attentats », mais ça ne va pas plus loin : c'était, selon eux, « une attaque contre le Parti travailliste et [sa section jeunesse] AUF », attribuable à « la radicalisa­tion de certains jeunes hommes blancs ».

L'article fait aussi état de réactions politiques adverses essuyées au parlement par les travaillistes dès le lendemain du massacre, mais sans en préciser la raison. Il faut lire l'article d'une journaliste norvégienne pour découvrir que ces réactions adverses répondaient à une injonction de ce parti de gauche faite aux députés conservateurs de « prendre position contre le racisme ». Ils sont tout de même impolis, ces conservateurs. Au moment où le chef de l'exécutif (lui-aussi de gauche) prenait une position très nettement néo-chrétienne en affirmant que le pays allait « répondre à la haine par de l'amour », ils auraient pu faire ce petit geste en retour. Notons d'ailleurs qu'ils auront fini par se reprendre: on sera tout sauf surpris d'apprendre que ces conservateurs, dix ans après les faits, se sont rallié à une autre proposition de la gauche, celle de mettre en place une « commission contre l'extrémisme ». Ah, l'extrémisme… :pensive: Et le racisme :pensive: L'extrémité du racisme… :pensive::pensive::pensive:


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Bon, comme je le disais pour commencer, tout ça n'est que le narratif colporté par un journal pas vraiment connu pour sa lucidité au sujet de l'idéologie des chrétiens — quand il n'est pas tout bonnement perméable aux sectes qui en dérivent. L'auteure norvégienne du second article parle au moins du terroriste comme d'un « néo-nazi ». Surtout, il faudrait lire le récent bouquin de Tonje Brenna (le chef des travaillistes à l'époque) pour connaître avec certitude la teneur de son discours actuel.

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Oui, tu as raison. Ça ressemble à un refus de la politique, y compris dans les sphères politiques.

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