La restauration d'un tableau de la Renaissance révèle combien la représentation de la féminité a évolué au cours de l'histoire

La conservatrice en chef du Carnegie Museum of Art, Ellen Baxter, nous montre la restauration d'un portrait d'Isabelle de Médicis peint par ALessandro Allori dans les années 1570. A l'aide de solvants soigneusement sélectionnés, elle dissout la couche de peinture de la restauration du tableau effectuée au XIXe siècle. On découvre alors que le portrait initial de la Renaissance montrait un visage avec des traits beaucoup plus affirmés, avec un nez fort, un menton présent et un regard franc. Dans la restauration du XIXe siècle, les traits sont adoucis, le sujet ne regarde plus le spectateur dans les yeux, en cohérence avec l'idéal féminin d'alors, voulant que la femme soit un être réservé, mystérieux et vulnérable.
Regardez aussi la main d'Isabelle de Médicis ! Elle est grande et puissante sur le tableau de le Renaissance, et devient beaucoup plus petite et fine dans la restauration du XIXe siècle.

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Incroyable. En fait c'est plus fort qu'eux, il faut photoshoper les femmes pour gommer tout ce qui est naturel afin de créer ce mythe de la femme forcément douce et passive - voire absente puisqu'on s'en prend même à la direction de son regard - et qui n'est que construction contre nature de mâles perturbés.

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