Le grooming (enjôlement) anti dépôt de plainte

Il y a mille raisons valides de ne pas porter plainte suite à des violences (telles que la peur, l'épuisement, le souhait de tourner la page, ou encore le manque de preuves ou de ressources) et il est indécent d'aboyer "t'as qu'à porter plainte" / "pourquoi t'as pas porté plainte ?" à une victime qui témoigne. Mais il y a une chose encore plus insupportable, c'est le grooming anti dépôt de plainte, qui consiste à dissuader les femmes de porter plainte contre leurs agresseurs / harceleurs / violeurs / bourreaux en usant de cajoleries, de fausse bienveillance, voire en utilisant des arguments pseudo-féministes. Ce topic vise à recenser des exemples de ce grooming. J'en profite pour proposer le mot enjôlement pour traduire grooming.

Certains groupes politiques n'hésitent pas à abreuver les femmes de fausses informations et agitent toutes sortes de peurs, dans le but de pousser les femmes victimes au repli, afin que celles-ci ne portent pas plainte contre leur agresseur.

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"Je n'ai pas porté plainte parce que je voulais te protéger. Je ne voulais pas voir un autre homme noir en prison", a déclaré une femme noire à son violeur, noir lui aussi. Propos rapportés par le Huffington Post (lire ici). Un témoignage qui en dit long sur les pressions subies par les femmes victimes de violence et sur la permanence de l'égrégore de Troie.

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Violences conjugales en milieux catholiques intégristes : un abbé propose QUINZE-MILLE EUROS à une femme pour qu'elle retire sa plainte contre son époux violent. Coups, séquestration, exorcisme forcé... Enquête sur les violences conjugales chez les cathos intégristes - neonmag.fr

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Trouvé sur la page d'un groupe pseudoféministe d'extrême-gauche. Propagande visant à faire croire à une femme violée que porter plainte contre son violeur serait se faire la complice d'un système injuste. Une des publications va même plus loin, en affirmant que si une femme arrive à porter plainte contre son violeur, alors ça veut dire qu'elle est une sale privilégiée (ils sont à deux doigts d'ajouter un "repens-toi, pécheresse").

Sur cette page, on trouve toutes sortes d'appels à supprimer la prison et à "defund the police", mais jamais la moindre réflexion sur comment protéger les victimes de violences misogynes.


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Comment dispose-t-il d'une telle somme, lui qui est censé avoir fait voeu de pauvreté?

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Il me paraît important de rappeler que les peines de prison en France sont toujours méritées, et que si elles ne sont pas justes, c'est souvent parce qu'elles sont trop laxistes, pas trop lourdes. Le doute profite toujours à l'accusé en France et celui qui va en prison l'a vraiment mérité et n'est pas à plaindre. Seule exception : les sdf ayant volé un sandwich et dont on fait des exemples pour faire pression sur les salariés et obtenir de très bas salaires. Mais les vrais délinquants ne vont pas en prison pour une broutille aujourd'hui. Il faut en finir avec ce mythe qui sert juste à protéger la délinquance de certains pseudo-militants.

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Et 15 000 euros en liquide, en plus ! A l'heure où les banques limitent les retraits des gens, un prêtre se balade avec 15000 euros en liquide. Tout va bien.

Un élément critique fallacieux contre le dépôt plainte est incontestablement le fait de parler des "accusations qui gâchent la vie" sans la remettre dans son contexte.

Les accusations publiques de type Me Too sont mises sur le même plan que les dépôts de plainte dans un commissariat de police de manière discrète et non médiatisée. Les policiers, les personnes du corps judiciaire, ont tendance à communiquer avec les journalistes en ce qui concerne une célébrité, même quand la plaignante reste totalement silencieuse publiquement. C'est ce qui s'est passé pour Laurence Porcel, aucune trace de l'affaire sur son compte twitter, mais une dépêche afp pour son dépôt de plainte, pas annoncé par elle. Les critiques des "dénonciations publiques" l'ont directement attaquée alors même qu'elle n'en parlait pas, sans jamais critiquer les liens journaliste/police, ce n'est donc pas la communication qui leur pose problème, mais bien la plainte en elle-même.

Je ne serais pas contre que l'on exige des policiers de ne pas communiquer avant que l'enquête ne soit faite, mais la critique des "accusations publiques" incriminant uniquement les plaignantes sans aucun discours sur les autres personnes qui amènent a médiatiser une affaire, est une manière d'incriminer les plaignantes sans remettre en cause le système qui amène a parler des plaintes publiquement, ce système existait bien avant Mee Too. Donc pourquoi ne jamais critiquer ce système faire croire que toutes plaintes dites publiquement sont de l'ordre du Mee Too, inventé par Mee Too ? Voici un double standard important !

D'autre part, si vous vous faites voler votre vélo dans le hall de votre immeuble et que vous suspecter naturellement vos voisins, faire part de vos soupçons à la police semble normal pour tout à chacun. À l'inverse, si vous n'êtes pas totalement sûr de l'auteur de l'agression, les anti-plaintes trouveront insensé de faire part de soupçon à la police "ça gâche de vie :rage:" le fait de comparer l'attitude requise pour une affaire d'abus sexuel/agression physique à l'attitude socialement acceptable pour tout autre type de dépôt de plainte est une bonne manière de réaliser une iniquité de traitement vis à vie des femmes et une hypocrisie à l'encontre d'un domaine judiciaire précis. Il y a confusion en déposer plainte contre quelqu'un et déposer plainte pour un motif criminel ou délictueux, une enquête qui soupçonne, interrogent plusieurs hommes, ne devrais pas être perçu comme "une cabale sans preuve qui gâche des vies" mais comme une manière normale de trouver le coupable. Ne pas critiquer la communication sur les affaires est souvent la manière de remettre en cause un dépôt de plainte ou une enquête en elle-même.

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Certaines femmes ayant communiqué sur meetoo ont dit qu'on avait refusé le dépôt de leur plainte. Quelquefois, médiatiser est la seule solution pour espérer obtenir justice. Je suis d'accord avec vous sur les autres points. Il faut interdire la publicité quand il y a une plainte de prise. Mais ce sont parfois des journalistes qui publient les fuites, auquel cas il faut que les sanctions soient systématiques.

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J'en avais croisé dans les milieux artistiques à Lyon qui tenaient des discours comme ça sur la prison. J'ai vu aussi le youtuber de centre gauche Danycaligula dire ça au moment de l'affaire Marvel Fitness, en gros sa condamnation était la victoire de la bourgeoisie blanche avec le même discours la prison c'est violent gnagnagna...

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Si c'est pour la cause !

Ce que tu expliques de l'histoire de Florence Porcel est à peine croyable. Ça m'avait complètement échappé, alors que ça me semble vraiment, dans cette discussion des arguments anti-dépôt de plainte, une distinction importante. (Non pas qu'il soit illégitime, si c'est ce qu'on souhaite, de médiatiser son accusation.) Sud Ouest parle bien des « révélations du Parisien ». Et deux mois plus tard, sous la plume d'un rédacteur sous pseudo d'un site de caniveau, ça donne : « pour Florence Porcel, il n’est pas question de faire profil bas ! La journaliste a d’ailleurs donné de ses nouvelles récemment sur les réseaux sociaux. » ou encore « Les derniers mouvements publics contre les agressions faites aux femmes l’ont toutefois poussée à s’exprimer enfin. » :roll_eyes:

En France il existe un "secret de l'instruction", mais c'est de plus en plus théorique. Des types comme Edwy Plenel ont fait leur miel de cette incestualité entre justice et médias, en racontant que c'était une façon légitime de se battre contre les puissants ; on voit bien qu'il n'en est rien, que c'est une transgression qui peut tout autant servir les intérêts des plus forts, et que la société entière finit par y perdre.

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Il y a également le cas de l'organisation sisters uncut en Angleterre, groupe de" féministes anarchistes" qui en réalité milite pour la libération d'hommes trans en prison coupable d'agressions sexuelles.

Ce groupe très suivi, est tellement malsain qu'elles ont sabotées la veillée pacifique et individuelle organisée par des féministes pour Sarah Everard tuée par un policier.

Alors que Boris J entamait des démarches politiques pour répondre aux problèmes d'insécurité des femmes dans la rue sous la pression des féministes et de la population très touchée par cette histoire, qu'une baronne à la Chambre des Lords (la baronne Jenny Jones) menaçait d'instaurer un couvre-feu à 18 heures pour les hommes, elles se sont pointées ( qq nanas et le reste de mecs ) avec sono, pancarte contre la violence d'état et chants contre la police.

Il faut bien comprendre que c'est souvent quelques nanas dingos, et une base de mecs de gauche misogyne.

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oO
Le CV des mecs défendus par cette organisation prétendument féministe. Comme tu dis, la base de ces organisation, c'est des mecs de gauche avec seulement une poignée de femmes ravagées du cerveau qui leur servent de caution



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