Le seul remplacement inéluctable est celui des conservateurs

Publié à l'origine sur : Le seul remplacement inéluctable est celui des conservateurs - Yann Meridex

Il est théoriquement assez simple de comprendre que ce que l'on présente systématiquement comme fastidieux, asservissant, sacrificiel et inhabituel, c'est ce qu'on souhaite que les gens ne fassent pas.

La personne peut contrebalancer son discours comme elle veut par n'importe quelle fausse promotion à la " c'est aussi dur que ça, mais ce n'est que du bonheur malgré tout ", ça n'y change rien.

Quand on présente systématiquement quelque-chose comme la fin des loisirs, la fin de la liberté, la fin de la vie vraiment à nous, quand on oppose sans cesse les plaisirs individuels à ce qu'on prétend promouvoir, c'est qu'on cherche à décourager, consciemment ou inconsciemment.

C'est ce que font systématiquement les conservateurs, qu'ils soient modérés ou fascistes, avec la natalité. Ils prétendent défendre l'enfantement tout en rendant la chose la plus rébarbative, triste et décourageante possible. Faire des enfants, l'acte réflexe de l'être vivant le plus naturel au monde, devient dans la bouche des conservateurs un plat d'épinards bouillis, une punition divine. " Tu élèveras tes enfants dans la honte, la peine et la douleur... mais ce n'est que du bonheur ! " Pendant ce temps, gauchistes, apolitiques et dextristes sans famille politique font naturellement des enfants sans en faire tout un foin. Sans avoir besoin d'une idéologie pour se motiver.

Le conservatisme, faute d'être capable d'attirer qui que ce soit directement, a toujours besoin de se présenter comme l'unique solution pour survivre ou résoudre des problèmes de société. Il n'y a donc rien de surprenant à ce qu'ils campent sur le sujet de la natalité en prétendant qu'ils sont la solution sale mais nécessaire pour survivre en tant que peuple. Leur but est donc de biberonner de poison lent leur public, et leur faire croire que ceux qui ne sont pas comme eux ne font pas d'enfants. Ils ont besoin de créer cette bulle d'asile où ils seraient la pouponnière de l'Occident, où il faut leur donner des médailles de grand combattant de la lumière parce qu'ils se sont reproduits une ou deux fois.

Non seulement ils font peu d'enfants comparé au reste de la population européenne, contrairement à ce qu'ils prétendent afin de légitimer leurs idées politiques rampantes, mais en plus, leurs enfants, et leurs petits-enfants après, seront évidemment progressistes.

Leur fuite en avant ne sert qu'à alimenter le progressisme avec davantage d'enfants. Ils se consolent en pensant que la génétique fait tout, sorte d'incantation servant à les rassurer par l'illusion qu'ils seraient génétiquement conservateurs, que leurs enfants ne pourraient donc jamais devenir des progressistes. Ou par la croyance pour bas QI que leur donner des coups de trique les poussera nécessairement à reproduire le schéma traumatique d'une éducation absurde. Comme ils savent que leurs enfants les enverront péter tôt ou tard, ils forcent sur l'éducation conservatrice restrictive et faussement bienveillante, avec pour conséquence d'attiser la pulsion de rejet de leurs normes par leur progéniture.

S'ils sont obsédés par le remplacement ethnique, c'est pour essayer d'évacuer la terreur de leur propre remplacement spirituel et politique. Non seulement les peuples européens survivront, mais les conservateurs et leurs délires malsains nazi-volkish ne seront plus qu'un mauvais souvenir.

J'ai une pensée solidaire envers toutes les femmes progressistes et féministes qui se font voler leurs photos féériques dans champs et forêts, couronnées de tresses et de fleurs, par des incels nazis dans des montages de très mauvais goût censés rendre les gens fascistes.

Le seul remplacement inéluctable est celui des conservateurs. Et personne ne les regrettera :wink:

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En pensant stimuler la conception, les conservateurs ne m’ont jamais aussi peu donné envie de faire des enfants. Pour faire la guerre des berceaux, il y a du monde, mais ça commence à chouiner dès lors que ça parle pension alimentaire (comme s' ils étaient la poule aux œufs d’or, même avec un SMIC) en plus d’éluder toutes questions relatives à l’éducation et à l’instruction, hormis pour inculquer des “valeurs traditionnelles”.
Vaste programme ! Aucune femme ou homme saint d'esprit, et aspirant à devenir parent, ne peut être séduit par des discours aussi déprimants. L’écrasante majorité est même soucieuse du bien être des enfants. Il suffit de voir le succès des livres dédiés à leur éducation pour comprendre que leur principale préoccupation, c’est d’avoir des enfants biens dans leur peau et épanouis. Les conservateurs, eux, vous offrent un horizon fait de gosses désœuvrés, aussi livrés à eux-mêmes que ceux des allochtones. Une approche quantitative de la vie de famille qui fait obligatoirement fuir les gens avec un peu de bon sens.

Je ne parle même pas de leur propension pathologique à noter le physique des femmes. On leur dit que beaucoup ne retrouvent pas exactement leur physique précédant leurs grossesses ? L’épanouissement des enfants ne rentre pas dans leur préoccupations, ça chiale pour des pensions alimentaires qui n’ont, en réalité, qu’un impact limité sur l’amélioration de leur qualité de vie, quand ce n’est d’ailleurs pas les mères qui se tapent le plus gros des dépenses, et ça veut, en prime, transformer les femmes en pouliches.
La vie est compliquée, le chômage, massifié, et la peur de ne pouvoir offrir une éducation de qualité est, sans doute, le premier frein à la construction d’une famille. En revanche, ils feraient bien de garder à l'esprit que l’inquiétude de tomber sur un minable égoïste, vous laissant le plus gros des charges liées à l’éducation des enfants après une séparation, n’est vraiment pas loin derrière. Alors ça s’étonne que les femmes (comme si ce n’étaient qu' elles d’ailleurs) ne souhaitent pas faire beaucoup d’enfants, mais ça hurle à la décadence quand il s’agit d’élargir l’ouverture à la PMA, et à la maternité des couples lesbiens.

Nous devons au moins reconnaître une qualité aux conservateurs : le rejet qu’ils provoquent est tel que ce n‘est pas tant le refus de faire des enfants qui nous anime en les lisant, que le refus d’en faire avec eux ! Alors que j ‘étais hésitante sur la question, je n’ai jamais autant adhéré à la normalisation de la PMA. Finalement, ils en sont les meilleurs promoteurs.

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Ils me dégoûtent. Les imaginer te féliciter d'avoir fait un enfant "pour la cause :crazy_face:" (= comme si ça aidait leur cause nazie de merde) est encore plus dégueulasse que s'imaginer plonger dans une fosse septique. Pour moi, c'est une stratégie : faute d'être capables d'avoir eux-mêmes des familles nombreuses — on parle d'un milieu humain où une infime partie des hommes arrive à avoir ne serait-ce qu'une relation avec une femme — leur but semble être de dégoûter le maximum de blancs de la natalité.

De la même façon qu'ils ont sali le drapeau tricolore jusqu'à ce qu'il soit finalement réhabilité transpolitiquement lors des manifestations du 11 janvier 2015, ils salissent la natalité blanche et ne font que produire la confirmation rôlistique du paradigme d'extrême gauche décroissantiste consistant à prétendre qu'on ferait des enfants par égoïsme, par haine des autres et par mépris de la nature. Trois choses qui se retrouvent effectivement chez les fascistes. De toutes façons, ce sont les mêmes familles cathos en fins de race : leurs sœurs sont zadistes, ils voient toutes les femmes sur ce modèle, et ils partagent le même paradigme en se répartissant juste les rôles. Des tarés.

Faire des enfants réclame de la paix, et aucune pression sociale. Tout être sensible à la liberté va ressentir une haine légitime si on lui impose de faire quelque-chose dont il rêvait naturellement, lui.

Et c'est exactement ça que les conservateurs ne comprennent pas : les hommes et les femmes normaux, eux, rêvent d'avoir un jour une petite ou une grande famille, et passent parfois à côté de leurs rêves à cause du devoir qu'on brandit toujours "du travail d'abord" ou "du physique d'abord" (comme tu le fais très justement remarquer avec cette manie de noter les femmes comme des attardés).

S'ils étaient natalistes, ils ne harcèleraient pas la moindre femme qui se remplume un peu, ils ne seraient pas obsédés par des physiques stériles. Oui, les physiques mannequins sont des physiques où la majorité des femmes sont stériles, comme pratiquement toutes celles en-dessous d'un IMC de 18. Et l'espace intercuissal est un délire qui, à part sur quelques très rares femmes à très larges bassins, s'accompagne de la perte des règles : le corps est dans un état de famine, et on nous apprend à apprécier cette fragilité imposée aux femmes. Tout en leur réclament ensuite des enfants qu'elles ne peuvent pas faire, et attendant d'elles des corps qu'elles ne peuvent pas avoir tout en étant mères.

Ils n'ont rien à foutre de la fertilité, ils ne sont pas attirés par la fertilité, et ils confondent le nombre d'œufs avec la fertilité, tout ça pour justifier leurs tendances pédotropes. S'ils aimaient la fertilité, ils aimeraient des physiques fertiles, comme ceux des vénus préhistoriques, au lieu de les déprécier.

Les fascistes ("les dissidents") sont vraiment des merdes phénoménales.

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L'écart inter-cuissal….Je ne pensais pas revoir une resucée du thigh gap sous une telle appellation. Mais quelle femme voudrait d’un homme qui tient ce genre de propos, qui a de telles attentes. Si, eux, sont souvent des incels, il est évident que de nombreuses femmes préfèreront être volontairement célibataires plutôt que d’avoir à supporter cela et la PMA deviendra une option de plus en plus plébiscitée, c’est inévitable. Avec les réseaux sociaux, ces conservateurs demi-pédophiles ne peuvent plus tromper personne, ou du moins plus pour très longtemps. Il suffira donc simplement de savoir où chercher pour mieux constater ce qu’ils ont dans la tête. Quand tu connais un individu ayant une vision des femmes si réductrice, le bon réflexe, c’est de ne pas se mettre avec, surtout quand il te bombarde d'injonctions à l'enfantement. Seules les désespérées et les phobiques de la solitude iront au-delà du raisonnable.

C’est sans doute pour cela qu’ils se retrouvent seuls en accusant la “société moderne” de tous les maux. D’ailleurs, ces conservateurs déprimants ont un talent inégalé pour justifier leurs défauts :

La natalité blanche ? Les femmes ne font pas assez d’enfants, elles veulent juste consacrer leur temps et leurs efforts à leur patron (sous-entendu : elles préfèrent ne pas en faire plutôt que de se mettre avec un abruti comme moi qui rechigne à payer un pyjama, mais en plus, quand elles en font, elles osent préférer se consacrer à une éducation réussie pour deux enfants que de procréer avec inconséquence).
-Ils ne vont jamais au musée ? Il faut arrêter de financer la culture, l’Histoire de l’Art, ça ne sert à rien.
-Ils sont radins ? La société de consommation nous pousse à acheter toujours plus, les enfants sont trop gâtés de nos jours (alors même qu’ils ont la trentaine et ont bien profité de cette même société en courant les Toy’s “R” Us dans les années 1990 avec leur mère).

Mais le problème c'est que ça n'a pas besoin d'être formulé par un homme pour être une attente toxique pour les femmes. Les femmes dépensent énormément d'énergie à se demander ce qui ne va pas chez elles, quand elles ont l'impression de ne pas retenir autant qu'elles voudraient, et de ne pas susciter un désir sincère. Du coup, même inconsciemment, ça participe des innombrables injonctions à la maigreur qu'elles subissent. Au point que quand tu es un homme qui aime les femmes un peu enrobées, tu es vu même par ces femmes comme moins exigeant et par la même occasion, peu valeureux : si personne ne tolère qu'une personne fasse la fine bouche sur tout, en revanche les hommes qui ont des goûts simples sont juste vus comme simplets, pas assez sophistiqués. Ils ne vont pas te chier une pendule pour leurs petits goûts tordus de carré rasé qui laisse la nuque apparente blabla et s'étaler dans leurs fétichismes de lingerie. Quand tu aimes juste les femmes, avec leurs différences, et que tu mets plus d'importance sur leur caractère, tu passes juste pour une genre de consommateur amorphe aux yeux de la société. Pinailler, faire chier, faire son précieux, parler comme s'ils étaient eux dignes d'attrait, c'est perçu très positivement dans cette même société. Accepter les femmes telles qu'elles sont est vue comme de la masculinité primitive, un manque de savoir-vivre.

Les conservateurs ne s'en tiennent malheureusement pas à assumer leurs injonctions. La plupart d'entre eux disent ce que les femmes veulent entendre, baratinent ou tirent leur coup sur un malentendu, et ensuite ont des propos du style "il y a les bonnes mères de famille dignes, et les putains pour se vider les couilles". Si tu regardes bien, c'est comme ça qu'ils se comportent. Ils n'informent jamais les femmes de leurs idées puantes, à moins d'avoir déjà assumé leur homosexualité MGTOW (ce qui est très rare), ils essayent de baiser tout ce qu'ils peuvent (généralement pas grand-chose), et ensuite ils blessent les femmes en disant que les femmes "faciles" sont des "mouchoirs à sperme" et ce genre d'insultes censé motiver les femmes à désirer rejoindre le camp conservateur. On est plus dans le viol par dissimulation de haine que dans les fanatiques assumés. Pourquoi sinon cacheraient-ils leurs belles idées en restant systématiquement anonymes ? Pour une femme, il est normal de vouloir rester tranquille. Mais pour un homme célibataire, surtout quand on a un compte à plus de quelques centaines d'abonnés, quand on reste anonyme c'est qu'on a quelque-chose à cacher. Il y a un tel avantage à se démarquer des crapauds tapis dans l'ombre... car inconsciemment les femmes préfèrent les hommes honnêtes qui ont le même discours en public et en privé. Une femme va être plus rassurée par une personne totalement honnête et un peu misogyne plutôt que par une parfaite carpette en privé mais qui a peut-être un compte public anonyme sur lequel il harcèle des femmes et écrit les pires merdes, comme dans l'affaire de la Ligue du LoL quoi.

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Quand j’ai rédigé la phrase que tu as citée, j’entendais surtout par-là ceux qui attendent des femmes qu’elles soient très minces tout en attendant d’elles qu’elles aient beaucoup d’enfants, sans proposer autre chose qu’une vision quantitative de la famille pour booster la natalité. C’est difficilement atteignable et créé un légitime besoin de fuir à toutes jambes.

En revanche, chacun à ses critères, et il est préférable, en effet, de tomber sur quelqu’un de franc dès le départ, qui ne fait aucun mystère de ses préférences. Tu touches d’ailleurs un point très juste : le mensonge des uns pour obtenir des faveurs sexuelles amènent souvent les femmes qui se savent ou se sentent dupées à ne plus croire les hommes sincères et intéressés. Cela arrive d’ailleurs à de très jolies femmes, ce qui durcit davantage les doutes et les perpétuelles remises en question des femmes. On ne perd, en effet, rien à se retrouver face à quelqu’un qui énonce directement ce qu’il attend. Ça ne fait perdre de temps à personne et ça ne crée aucune déception. Il faut avoir déjà accordé sa confiance, et laisser une place dans son intimité à une personne, pour avoir plus de chance de flairer l’entourloupe, et encore, ça peut prendre du temps.

La plupart d'entre eux disent ce que les femmes veulent entendre, baratinent ou tirent leur coup sur un malentendu, et ensuite ont des propos du style "il y a les bonnes mères de famille dignes, et les putains pour se vider les couilles".

Ce que tu dis illustre très bien ce fantasme conservateur absurde : vouloir avoir accès aux femmes, tout en les traitant de faciles si elles acceptent d’avoir des relations sexuelles avec eux, et font de leurs expériences passées, une obsession complètement glauque. Il faut donc que les femmes soient donc vierges pour être une bonne mère, selon leur logiciel. Rien qui ne peut donner envie aux femmes de rejoindre leur camp, et à raison.

inconsciemment les femmes préfèrent les hommes honnêtes qui ont le même discours en public et en privé. Une femme va être plus rassurée par une personne totalement honnête et un peu misogyne plutôt que par une parfaite carpette en privé”.

J’irai même plus loin. J’ai le sentiment que ce n’est pas que "inconsciemment" mais bel et bien attendu voire demandé, sans ambiguïté, par de nombreuses femmes, même si ce n’est pas toujours agréable.

Pinailler, faire chier, faire son précieux, parler comme s'ils étaient eux dignes d'attrait, c'est perçu très positivement dans cette même société.

Là, pour le coup, je ne sais pas si c’est spécifique au milieu conservateur et bourgeois, mais j’ai l’impression que c’est vite mal perçu de là où je viens, et que les individus plus légers, drôles, et ouverts sont considérés comme de bien meilleure compagnie.

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Oui j'utilisais le mot "société" avec ambiguïté, puisque c'est l'œuvre des groupes sociaux mais aussi de ceux qui les dominent. Vu que la bourgeoisie pinailleuse domine, et que les bons vivants, légers, ouverts et drôles ne se battent pas dans toute la société pour imposer leur légèreté, eh bien ce qui domine socialement ça reste la pinaillerie. Être léger sera valorisé, mais par des gens sans pouvoir, sans ambition, et qui se laissent dominer par une bourgeoisie qui est toujours aux commandes culturelles et qui choisit quelle musique de merde racaillo-mondialiste on entendra à la radio ou quel divertissement il y aura à la télé. Les prolétaires ambitieux et cultivés seront par contre livrés à eux-mêmes face à une bourgeoisie toute-puissante qui impose son dilettantisme, sa pinaillerie et ses mauvaises ondes de partout, pendant que les prolétaires pantouflards et peu conquérants vont se contenter de hausser les épaules et de rester dans leurs milieux.

Et que les personnes soumises au centro-gauchisme soient davantage positifs que les conservateurs n'est pas plus satisfaisant, puisqu'ils laissent la pieuvre bourgeoise imposer le cadre, la charte de valeur et les préoccupations. Des groupes de "bons vivants" dont tu te fais éjecter si tu ne te soumets pas à l'agapisme et à l'anesthésie stérilisatrice, il y en a plein. Tu te fais aussi moquer ou attaquer dès que tu essayes de produire quelque-chose de sérieux et de profond, même sans être pénible. La fertilité et l'ambition sont vus comme un péché d'orgueil et les mêmes bons vivants se transforment parfois en les pires commissaires politiques quand tu te fais maître de ton destin et que tu te laisses cheminer politiquement.

Très clairement, si les gens gardent l'anonymat sur internet, ce n'est pas tant pour se protéger des inconnus que de ses proches. L'injonction au débat sous couvert d'ouverture, c'est très pénible, conflictuel et embarassant. La moindre hérésie te mène à devoir défendre ton point de vue que tu n'as jamais eu le temps de développer. Les gens sont formidables mais dès qu'ils sentent une graine d'idée qui pourrait avoir de l'avenir et mettre en péril leur fausse paix, ils te sortent des pinailleries et des arguments politiques extrémistes que tu n'aurais jamais soupçonnés.

Les personnes les plus pinailleuses et les plus négatives que j'ai connues IRL parmi le prolétariat, étaient de faux insouciants qui se faisaient les chiens de garde de la bourgeoisie, sûrement par un désir inassumé de promotion sociale. Paradoxalement c'est ceux qui m'avaient paru les plus "rebelles", mais qui s'accomodaient parfaitement de la contestation institutionnelle gauchiste alors même qu'ils n'étaient pas profondément gauchistes. Donc je dirais que le pinaillage est présent de partout plus ou moins ouvertement, et le boycott bourgeois et conservateur n'explique pas à eux seuls pourquoi le dextrisme est si coûteux à assumer en France.

D'ailleurs, dans le même registre des fausses apparences, l'injonction à sourire est omniprésente dans les milieux prolétaires "drôles et légers", et pourtant ça participe du désarmement politique de la femme ou plus généralement du prolétaire : "Tu pourrais sourire, non ?" — Non

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Oui, la légèreté n'est acceptée que si elle est stérile.

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