Les asiles entrent en implosion

Les asiles entrent tous en implosion et sont en train de s'effondrer sur eux-mêmes.

Dans les sphères politiques gauchistes, c'est le #MeTooPolitique, 300 femmes de gauche balancent les élus et candidats de leur camp responsables de violences sexuelles gynophobes et incitent à les dégager de partout. Si on enlève les porcs en politique, il ne va plus rester beaucoup d'hommes.

Les TERF psychotiques et les trans gynophobes s'affrontent dans une guerre sale. Les radfem abolitionnistes deviennent de plus en plus dures à distinguer de la ligne ultraconservatrice catholique. Certains trans ont l'air décidés à faire disparaitre toute trace de féminité chromosomique dans les mouvements féministes, jusqu'au mot femme, et dégagent même des trans jugés transphobes et complices des femmes cis... Adieu le fémogauchisme.

La plus grosse partie des antivax est entrée dans une faille dimensionnelle, en séparatisme total vis-à-vis de la réalité. Ils ont réussi à motiver un paquet de gens à prendre 3 doses de rappel par an tellement c'est fatiguant.

Chez les conservateurs, c'est la guerre entre les antisémites insoumis et automarginalisés contre les antisémites soumis qui croient au pouvoir magique de la judéité d'Éric Zemmour et font un looping rétrofuturiste vers l'assimilationnisme des années 50, idéologie à l'origine de la mise en place des mesures de changement de peuple. Les premiers revers des sondages ont déjà fissuré l'illusion d'unanimité derrière le remake Ecomax de Sarkozy. Tout ce que ça fait, c'est que leurs embrouilles sur Telegram ont attiré l'attention de mauvais journalistes de gauche sous-payés et de nouveaux trolls. Je prévois une nouvelle vague de suicides de fascistes blackpilled à la réélection de Macron. Maniaco-dépression bonjour.

Il y a tellement de victimes des assauts sexuels de Jean Lasalle et d'Éric Zemmour que je me demande si sur le tas il n'y a pas une femme que ces porcs ont agressé le même jour dans une ambiance mi Nosferatu, mi La Colline a des yeux.

Bref, une atmosphère de guerre civile politique qui permet de travailler sereinement loin de cet ouragan de matière fécale.

Qu'ils s'amusent bien dans la mêlée. Qu'ils continuent tous à ne rien écrire et à se battre pour des positions sociales, ça fera de la place aux écrits dignes d'intérêt.

6 J'aime

Je partage également ce constat. J’ai comme l’impression que la prise de conscience, visible chez de plus en plus de personnes, concernant les méfaits que l’immigration engendre, a en partie rebattu les cartes des luttes idéologiques. C’est très net dans le conflit entre féministes radicales et les transactivistes, ou encore les universalistes et les séparatistes, la gauche traditionnelle conservatrice et les wokes (eux-mêmes conservateurs d’ailleurs). Même les écologistes/verts se battent. Je suis peut-être passée à côté de ces guerres de chapelles, mais j'ai l'impression de n'en avoir jamais vu autant, en un laps de temps si réduit.

C’est un peu comme si la fragilisation progressive de la chape de plomb entourant la question de l’immigration, et le je-m’en-foutisme grandissant des gens n’ayant plus honte de dire, a minima, qu’ils sont islamophobes ou qu’il faut arrêter l’immigration, a encouragé ces groupes idéologiques à régler leurs comptes entre eux. Je me trompe peut-être dans mon analyse, mais j'ai l'impression que le timing coïncide. Je regarde de loin la succession de ces règlements de compte, bien motivée à penser à tout sauf à ces agitations de frappadingues.

Les mouvements #MeToo en revanche, ont toute mon attention. C’est une prise de paroles longue qui a des allures de course de fond quand on regarde la chronologie des faits les plus récents. La révélation des faits de harcèlement commis d’abord par George Tron, puis par Denis Baupin, qui avait d’ailleurs cyniquement participé à une campagne féministe en se mettant du rouge à lèvres, m’a énormément marquée, et je m’étais dit à l’époque, qu’il devait bien en avoir d’autres, tous partis confondus. Une étape a été franchie dans l’horreur avec le scandale du DRH du Ministère de la Culture, qui droguait des femmes aux diurétiques. Cela n’aurait sans doute pas été possible sans le mouvement MeToo un an avant. Ni le MeToo Gay d’ailleurs, qui s’est tristement soldé par le décès d’un plaignant, Guillaume. Les récents témoignages, partagés sur Twitter, par des femmes engagées politiquement, n'arrangent rien à l’affaire. Et aucun axe du spectre politique n’est épargné : conservateurs, gauchistes, centristes sont empêtrés dans des affaires sordides . A dire vrai, à ce jour, je n’arrive même plus à faire le compte de ceux qui sont impliqués.

5 J'aime

J'ai également cette impression d'accélération, avec énormément de règlements de comptes en interne. Je crois qu'une grosse partie de ces problèmes viennent aussi d'au moins trois autres phénomènes :

  • le manque de places par rapport au nombre de candidats à ces places (élus, emplois ou position sociale) : chacun essayant de cancel l'autre pour augmenter sa valeur sociale tout en faisant tomber un rival. Les vieux gauchistes gardent les postes, les générations s'entassent et attendent dans des positions précaires et en ont progressivement marre de voir des porcs ou des personnes problématiques rester en place ou leur passer devant par népotisme gérontogauchiste.

  • le détrônement de mendiants politiques : les féministes de gauche étaient sous l'égide de la gauche en mendiant une place à gauche par des gesticulations pour prouver que leur combat servait la lutte gauchiste générale pour l'égalité, et à faire reconnaître la condition féminine comme une position d'opprimées et victimaire en soi, pouvant s'intersectionaliser avec d'autres luttes. Sauf qu'à gauche la hiérarchie se fait par l'échelle des oppressions, et il sera toujours impossible pour une féministe de montrer en quoi elle souffre davantage qu'un trans mtf qui est discriminé en tant que femme, en tant que trans, et même en tant qu'homme par les TERF.

  • le fait qu'on a trop longtemps vendu à tout le monde des alliances impossibles avec des fractures indépassables et objectives au nom d'ennemis communs agités et de convergences des luttes : face à l'effondrement électoral à la fois de la gauche et du RN, dans une atmosphère de confinement où le silence solidaire face au péril islamique et fasciste ne fonctionne plus, les alliances absurdes donnent lieu à des divorces plus ou moins éclatants : les LGBT et les islamistes, les transactivistes et les radfems, la gauche marxiste réac et la gauche libéralisée, les laïcs et les religieux, les conservateurs mégrettistes et les conservateurs marinistes, les juifs de gauche et la gauche antisémite pro-palestinienne...

4 J'aime