Les liens entre nazisme et christianisme

Ceci est le topic officiel de collecte des informations sur les liens entre nazisme et christianisme, tant sur la proximité idéologique que sur les liens de complicité historique.

Rappel des bases convenues :

  • Le nazisme est un néochristianisme, au même titre que l'islam. Il s'agit de la même base religieuse chrétienne sur laquelle on a implémenté des mises à jour, notamment par l'ajout d'un nouveau messie et de lois supplémentaires.
  • Les quelques broutilles sur le projet politico-religieux n'ont aucune signification. Comme tous les nouveaux mouvements chrétiens, il y a des heurts avec les mouvements préexistants. Le nazisme est le premier mouvement chrétien qui a été accepté par le catholicisme sans confrontation sanglante. Il n'y eut aucune Saint-Barthélémy entre chrétiens et nazis.
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Dès les origines, le nazisme est un christianisme assumé. Ainsi, l'aryano-christianisme a été fondé par un moine cistercien, et a été un des grands fondements mystiques du nazisme d'Adolf Hitler.

Les petits désaccords politiques entre le Vatican et le parti nazi ne sont pas l'ombre d'une preuve que le nazisme ne serait pas chrétien. En effet, l'Église catholique a déployé une énergie incroyable et massacré des millions d'êtres humains dans sa lutte contre les autres courants chrétiens comme le protestantisme. Contre les nazis, elle s'est contentée de quelques petites désapprobations de forme compensées par de nombreuses validations officieuses voire officielles par les plus hautes autorités du clergé. Les nazis n'ont pas brûlé une seule bible, et le pape de l'époque n'a pas excommunié un seul nazi.

Dans un discours prononcé en 1928, Hitler a affirmé lui-même que le national-socialisme était un mouvement chrétien : « Nous ne tolérons dans nos rangs ceux qui attaquent les idées du christianisme… en fait, notre mouvement est chrétien. »

Pire encore, les nazis ont bénéficié d'appuis considérables de la part des chrétiens conservateurs et de la petite et haute bourgeoisie chrétienne. Après les 200 assassinats politiques de la Nuit des Longs Couteaux, Hitler était si investi de sa mission chrétienne qu'il a jugé bon de justifier les assassinats par... l'homosexualité des victimes. Lisez ce communiqué d'asile historique :

Ses penchants malheureux et connus ont conduit à des tares si détestables que le chef du mouvement et chef suprême de la SA [Adolf Hitler] a lui-même été amené à des graves problèmes de conscience [...] L'exécution de l'arrestation a révélé des images moralement si tristes que toute espèce de pitié a été forcée de disparaître. Certains de ces chefs SA étaient en compagnie de prostitués [hommes]. L'un d'eux a été surpris et arrêté dans la situation la plus obscène. Le Führer a donc donné l'ordre d'exterminer impitoyablement cette pestilence. Qu'il soit ainsi entendu qu'à l'avenir, on ne supportera plus que des milliers d'hommes sains soient contaminés ou compromis par des êtres isolés aux penchants maladifs.

— Communiqué du Reichspressestelle

Quel groupe justifie tous ces assassinats par un petit communiqué pour dire que certains étaient des homosexuels, sinon un groupe chrétien, qu'il soit pré-islamique ou islamique ?

Aujourd'hui encore, les nazis et les chrétiens sont intimement liés sociologiquement et spirituellement. Si bien qu'il est impossible de trouver un milieu chrétien où une partie non-négligeable de la jeunesse ne soit pas fascinée et attirée par le nazisme.

Les jeunesses hitlériennes n'étaient finalement que ce que fait l'église avec les scouts. L'embrigadement et la fanatisation des enfants n'est finalement rien de plus que ce qu'ont toujours fait les chrétiens avec le catéchisme.

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Dans Mein Kampf, Hitler affirme clairement que dans son projet d'extermination des juifs, il agira en suivant la volonté du dieu chrétien : « Je suis en accord avec la volonté du Créateur : en me défendant contre le juif, je me bats pour son œuvre… »

Ce genre de profession de foi, Adolf Hitler en fait régulièrement, ce qui attire la sympathique de chrétiens qui le reconnaissent comme un chrétien. Ce ne sera qu'a posteriori qu'on le fera passer pour athée voire païen, dans une logique de désengagement chrétien du fusible hitlérien.

En 1931, devant le succès du nazisme chez les catholiques, des évêques allemands ont déclaré à la conférence de Fulda qu'il était inadmissible pour un catholique d'adhérer au parti nazi. Ceci est souvent utilisé pour blanchir l'église catholique. Mais il s'avère :

  • que ce ne sont guère que 6 évêques de la province de Cologne, et que d'autres évêques comme l'évêque de Berlin soutiennent exactement la proposition inverse
  • que les évêques ne soulèvent à aucun moment la question des conséquences pour un catholique d'adhérer au NSDAP. Sans menace d'enfer ni d'excommunication, on peut dire que leurs paroles sont des vœux pieux et des paroles en l'air.
  • qu'ils rejettent l'application d'une directive interdisant aux catholiques d'adhérer à des organisations qui poursuivaient des objectifs hostiles au christianisme : socialisme, franc-maçonnerie et toutes sortes de mouvements. Alors même que le mouvement national-socialiste comporte la référence au socialisme dans son propre nom. Il s'agit donc d'un passe-droit catholique en faveur des nazis, avec une fausse condamnation pour se couvrir au cas où ça tournerait mal.

La conférence de Fulda est la preuve qu'il n'y a eu aucune volonté épiscopale d'empêcher les catholiques de servir le parti nazi.

Tout ceci se vérifiera pendant les élections de 1933, dans lesquelles non seulement les protestants voteront en masse pour Hitler, mais où les catholiques seront 2 millions à voter pour le parti nazi.

Pourquoi le reste des électeurs catholiques n'a pas voté pour le NSDAP d'Hitler ? Tout simplement parce qu'ils ont préféré le parti catholique du Zentrum, parti défendant ouvertement les intérêts catholiques minoritaires dans une Allemagne protestante. Malgré la présence de ce parti spécialement prévu pour défendre leurs intérêts communautaires et religieux, les catholiques ont préféré voter pour le parti nazi.

Mais, surtout, on peut noter que catholiques et protestants étaient davantage hostiles entre eux qu'ils ne l'ont été au nazisme.

Pour rappel, sous la charia chrétienne médiévale, les juifs étaient régulièrement brûlés, en Allemagne tout particulièrement, et le XIXe siècle verra des déportations de juives avec des régions entières interdites aux juifs. Le plan Barbarossa n'a rien été d'autre qu'une nouvelle croisade contre les Slaves infidèles.

Conclusion intermédiaire : le nazisme n'a rien d'une simple erreur de parcours, d'un dérapage électoral ou d'une conséquence de 14-18 comme on le professe dans les salles de classe, il n'est qu'un christianisme modernisé et remilitarisé. L'antifascisme civique le plus élémentaire doit dès lors consister à étouffer le christianisme par tous les moyens humanistes. Ça commence par le partage de ces informations et la réinformation antifasciste de votre entourage.

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Adolf Hitler évoquait souvent la providence, concept chrétien par excellence, et avait une grande sympathie pour le personnage antisémite qu'est le Christ. Les nazis se sentent ainsi validés dans leur haine du juif par leur propre dieu, dans une lecture totalement ordinaire de la bible et de la vie du Christ.

"Le Galiléen que l’on appellerait plus tard le Christ prenait position contre la communauté juive, il n’était pas juif… L’objectif du galiléen était de libérer son pays de l’oppression juive. C’est pourquoi les juifs l’ont liquidé."

Libres propos d'Adolf Hitler

Hitler considérait que Jésus n'était pas juif, ce qui corrobore avec sa citation sur la qualité de "race mentale" et non biologique des juifs :

"Notre racisme n'est agressif qu'à l'égard de la race juive. Nous parlons de race juive par commodité de langage, car il n'y a pas, à proprement parler, et du point de vue de la génétique, de race juive [...] La race juive est avant tout une race mentale [...] Une race mentale, c'est quelque chose de plus solide, de plus durable qu'une race tout court."

Adolf Hitler, dans Testament politique d'Hitler, éd. Fayard, 1959, 13 février 1945, p. 83

C'est bien en tant que blancs européens que les juifs européens ont été exterminés, en même temps que les peuples slaves. Adolf Hitler est le plus grand génocidaire de blancs de toute l'histoire de l'humanité.

Pour rappel : 2.3 Le nazisme, pire idéologie génocidaire antiblanche de l’histoire - Manifeste de l'occidentalisme

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Dans les années 1920, Adolf Hitler promeut déjà ce qu'il appelle un christianisme positif. On retrouve des discours sur le christianisme positif dans Mein Kampf et dans le programme du parti nazi de 1920. Il s’agit d'un christianisme "déjudaïsé" et national, qui rompt avec l’idée que tout le monde peut être racheté et sauvé, ce qui se rapprochait de ce que les chrétiens-allemands protestants tentaient déjà de faire en cherchant à gommer tant bien que mal les origines juives du christianisme.

En 1933, donc la même année que l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, le Vatican s'emprisse de signer un concordat avec le IIIe Reich. Cela signifie une validation internationale officielle de l'Allemagne nazie par la plus haute autorité de l'Église catholique. Pour vous donner une idée, le même Vatican mettra 45 ans à reconnaître officiellement l'existence de l'État d'Israël (de 1948-1993), alors qu'ils ont reconnu l'État nazi dans la même année.

Notez que le Vatican a eu de meilleures relations diplomatiques avec l'État nazi qu'il n'en avait avec la république de Weimar, vu que le gouvernement fédéral allemand refusait d'entretenir des relations directement avec une religion. L'arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne a permis à l'Église catholique d'établir les liens qu'elle n'arrivait pas à créer dans l'Allemagne non-nazie.

En 1939, c'est le pape Pie XII qui prend la relève. Pro-allemand, il avait une profonde bienveillance manifeste à l’égard du nazisme. Les catholiques l'expliquent par une stratégie politique anti-communiste, en oubliant semble-t-il l'alliance entre nazis et communistes. Le pape aurait été pro-nazi par simple peur d'une révolution communiste : imaginez-vous un instant expliquer à votre famille que vos meilleurs amis sont nazis parce que vous avez peur du communisme, et vous pourrez un peu apprécier cette fine analyse politique.

Outre l’anticommunisme, l’Église a fait corps avec les nazis sur un grand nombre de terrains d’entente : l’antisémitisme, l’antijudaïsme, le nationalisme, le conservatisme et une certaine forme d’antimodernisme. Notez que les nazis étaient même opposés à ce que les femmes portent du maquillage. Tout l'aspect chariatique du nazisme est systématiquement effacé des films et des documentaires qui présentent cette époque.

Il est défendu par le pape François en justifiant qu'il a fait cacher quelques juifs romains dans des couvents, comme si ça excusait son désintérêt total de la condition des juifs européens, et le pape Benoît XVI avait approuvé un décret ouvrant la voie à la béatification de Pie XII, attestant de ses "vertus héroïques". Le ministre israélien des affaires sociales, Yitzhak Herzog, avait d'ailleurs crié au scandale en 2008 en déclarant : "Le projet visant à transformer Pie XII en saint est inacceptable".

Pie XII a-t-il extorqué de l'argent aux juifs de Rome pour assurer mafieusement leur protection ? On peut se demander, vu combien il s'est lavé les mains de l'extermination des juifs d'Europe. Les quelques milliers de juifs qu'il aurait sauvés permet aux chrétiens nostalgiques de cette époque de louer ouvertement son nom et de faire oublier qu'il a abandonné à la mort tous les autres juifs. On retrouve exactement la même rhétorique chez Éric Zemmour, qui a déployé une énergie considérable à redorer le blason de Vichy et nous faire gober que le Maréchal Pétain était un moindre mal qui a permis de sauver une grande partie des juifs de France, afin de présenter comme juste la décision de livrer tous les juifs réfugiés et de faire davantage de zêle que les fascistes mussoliniens.

Enfin, les puissants réseaux diplomatiques du Vatican ont fonctionné comme une gigantesque lessiveuse pour blanchir et exfiltrer les dignitaires nazis avec l'accord du pape. Des milliers de visas ont été accordés par le Vatican à des responsables et des criminels de guerre nazis dans le but de les répandre dans le reste du monde. La défense du Vatican, encore une fois... consiste à invoquer la guerre froide et le péril communiste pour justifier d'avoir réparti les criminels nazis dans le monde, comme si ça aurait une influence positive pour dorer le blason des anticommunistes, alors que ça se saurait évidemment tôt ou tard. Comme d'habitude, des paroles, des paroles, et des réécritures de l'histoire.

Le Vatican doit payer pour ses crimes pendant les 1500 ans de charia chrétienne en Europe, pour le démantèlement de l'empire byzantin en 1204, pour ses génocides et ethnocides en Europe, et doit prendre le chemin de l'exil pour suivre les nazis qu'il a exfiltrés. On ne veut plus de cette religion terroriste en Europe, et quand vous parlez à de vraies personnes en face à face, tout le monde est de plus en plus d'accord.

La religion terroriste encore en activité qu'est l'islam doit nous rendre intransigeant avec la religion terroriste éteinte et rampante qu'est le christianisme pré-islamique.

Nous ne voulons d'aucun christianisme en Occident, et j'espère que ce résumé des liens monstrueux entre le christianisme et le nazisme vous permettront de convaincre davantage de gens qu'ils ont une bonne intuition quand ils ont envie de tarter des prêtres pédophiles et complices des nazis. Le traumatisme différé va aller en s'amplifiant, et le rejet sera de plus en plus fort. Il n'y aura jamais d'oubli ni de pardon, juste une excommunication de tous les organes chrétiens par la communauté européenne.

Si les Africains sont d'accord, nous enverrons l’Église trouver le chemin de l’Afrique. Le Vatican doit être transféré à Ouagadougou, ce qui aurait beaucoup plus de sens que le garder à Rome, au cœur de la civilisation qu'ils ont détruite et souillée pendant plus de 1500 ans.

Pour approfondir : 12.10 La déchristianisation : une libération de 1500 ans d’occupation - Manifeste de l'occidentalisme

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:clap::clap::clap:

Ce lien entre nazisme et chrétienté s'est aussi matérialisé en bas de la chaîne, jusqu'aux derniers maillons.
Je viens d'en apprendre un exemple terrible que je partage ici, et je suis sur qu'en cherchant on en trouverait d'autres à la pelle, l'affaire Finaly.

Pour faire simple : Grenoble, seconde guerre mondiale, des parents juifs confient leurs 2 enfants à une institution catholique pour qu'ils échappent à la déportation. Les parents sont arrêtés, envoyés en camp de concentration et y meurent. Fin de la guerre, la famille des défunts parents veut récupérer les 2 enfants. Refus de l'institution catholique, même le Vatican refusa car les enfants avaient été baptisés et étaient donc devenus chrétiens selon eux.
Et c'est effectivement le pape pie 12 qui a ordonné au clergé français de ne pas rendre les enfants. (archive declassifiée 2020).
Je vous mets le lien Wikipedia (alors wiki on aime, on aime pas, de toutes façon, il y a beaucoup d'articles sur cette affaire :).)

Bien sur, il n'est pas question de nazisme à proprement parler mais ça illustre bien le genre de personnes/institutions tout à fait favorable au régime nazi.