L'homme ne descend pas du singe, l'homme est un singe

Il est difficile d'apprendre à se connaître en tant qu'espèce si on ne jette pas aux ordures la vision judéo-chrétienne comme quoi nous ne serions pas des singes, mais quasiment des êtres en-dehors du règne animal.

Non seulement nous sommes des animaux, apparentés au chimpanzé, mais en plus, nous sommes carrément des singes. Nous faisons même partie des grands singes, avec les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outan.

En effet un groupe monophylétique d'espèces se compose du premier membre du groupe et de l'ensemble de ses descendants sans exception. Il est scientifiquement impossible de choisir de sortir arbitrairement des descendants du groupe. Par conséquent, le groupe des singes (simiiformes) se compose du premier simien et de tous ses descendants sans exceptions. Donc de l'homme.

Nous sommes certes des primates, mais c'est moins précis. En effet, le lémurien est par exemple un primate, mais non un singe.

Les néo-créationnistes tentent de nous extraire de la famille de nos cousins les singes, après avoir été forcés d'accepter que nous avions un ancêtre commun avec le chimpanzé. Ils s'acharnent à nous faire croire que nous serions un descendant des singes, alors que nous ne sommes rien d'autre que de brillants singes. Nous extraire de la famille des singes est une façon pour eux de conserver un simulacre de créationnisme : faute d'avoir réussi à interdire l'enseignement de la théorie de l'évolution de Darwin, ils se contentent d'en faire une simplification fausse.

Dans une démarche similaire, les néo-créationnistes de l'aryano-christianisme, culte à l'origine de la religion nazie fondé par un moine cistercien, avaient tenté de propager l'idée obscurantiste que nous descendrions d'entités divines se reproduisant par l'électricité, et s'étant compromis en s'accouplant avec des singes non-humains. De là seraient nés les humains. C'est une façon de conserver la prétention chrétienne d'être d'origine divine, tout en intégrant le darwinisme. Et c'est exactement ce qu'a été le nazisme : une tentative de justifier le christianisme en se mettant à jour avec des pseudo-sciences. Hitler avait lui-même confié son anxiété concernant la perte de vitesse du christianisme à cause de la science. Aussi ses sbires se sont-ils empressés de diffuser la religion nazie, avec de nombreuses tentatives de réformer le christianisme. Mais bref, c'est un autre sujet.

Vous devez juste retenir que vous êtes des singes, tout autant que vous êtes. Et il n'y a qu'un chrétien qui peut ne pas trouver merveilleux d'être un singe.

Je suis très fier d'être un européen, un homme et un singe.

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Pardon? Un singe est un animal et le christianisme est justement en ce moment à l'oeuvre derrière le veganisme et l'antispécisme, qui placent les humains au même rang que les animaux. Avoir des gènes communs avec es singes ne fait pas de nous des singes. Il ne s'agit pas de rejeter notre nature, mais d'affirmer la dignité humaine spécifique à un moment où elle est attaquée par la resucée du christianisme qu'est l'anti-spécisme.

Non, scientifiquement on ne partage pas juste des gènes avec les autres singes, nous sommes totalement des singes. Ce n'est pas parce qu'il y a la repentance chrétienne du carême derrière le véganisme, qu'il ne verse pas dans la croyance de l'origine divine ou extérieure des humains. Le créationnisme est 100% chrétien et prétend que nous n'avons n'a rien à voir avec le singe. Pourtant, nous sommes des singes. Au contraire, les végans laissent toujours entendre que nous sommes meilleurs que les autres animaux et nous avons des responsabilités supérieures à leur égard. Si nous sommes de simples animaux, raison de plus pour vivre sans modifier notre régime alimentaire. Le véganisme, c'est la croyance que nous sommes des êtres supérieurs et les autres animaux, des êtres inférieurs et innocents que nous devons traiter comme nos enfants. C'est parfaitement cohérent, bref.

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Un singe est un animal. Aucun scientifique ne prétend que nous en sommes. Vous faites un raccourci que les scientifiques ne font pas.

Le croyance au divin n'est pas l'apanage des chrétiens.

L'homme n'est ni un végétal, ni un minéral, ni un champignon, ni une bactérie, ni un protozoaire, c'est un animal. L'homme est non seulement scientifiquement un animal, mais également un primate et plus précisément un singe.

Je ne peux pas faire plus simple. Nous sommes scientifiquement des singes, tout comme le canard est un dinosaure aviaire. Ce n'est pas une image ni une opinion, c'est un consensus scientifique en biologie depuis presque aussi longtemps que les catholiques ne peuvent plus brûler les gens qui l'affirment.

Une pensée pour Giulio Cesare Vanini, que l'Église catholique condamna à être brûlé vif la langue coupée après qu'il eut donné des explications naturelles à des miracles chrétiens et émis, déjà au début du XVIIe siècle, l'hypothèse que l'homme pourrait descendre des grands singes, donc être de leur famille monophylétique.

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Faux. Un primate ok, mais dire que l'homme est un animal est un jugement de valeur, pas un fait scientifique. Cela relève de la croyance et les scientifiques ne se prononcent jamais sur les croyances c'est pourquoi ils refusent de dire si le foetus est ou non un être humain depuis des décennies. Appartenir au règne animal ne doit pas être confondu avec être un animal. Ce sont deux choses différentes.L'une relève de la science et l'autre de la croyance et du jugement de valeur.

Aucun scientifique ne nie que l'embryon est un humain au stade embryonnaire, le concept d' "être humain" est une arnaque de l'asile anti-avortement pour essayer de faire dire aux scientifiques que l'embryon est une personne, donc la possible victime d'un crime, que serait l'IVG.

Animal n'est pas une insulte ni un jugement, l'homme est un animal et fait partie des grands singes, c'est officiel. Ce n'est pas moi qui choisis, mais je suis très fier d'être un singe. La croyance, c'est de considérer que c'est mal ou bien. Il y a des gens qui vivent bien d'être un singe, comme moi, et d'autres qui le vivent mal, c'est tout :monkey:

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Dans un sens l'argumentaire végan exploite cette faiblesse de ne pas s'avouer comme étant un animal.

En effet, ils disent souvent "vous êtes des animaux vous aussi", "les animaux ressentent la souffrance comme vous" "vous faîtes partie de la même famille du règne animal", "les vaches qui souffrent sont mes sœurs", pour nous mettre en empathie et nous dégoûter de l'idée de les manger.

Un humain qui assume pleinement sa nature de singe et d'animal comprend que son comportement social, régime alimentaire, QI, comportement sexuel mode de reproduction et perception du monde n'appartient qu'à son espèce, et dans notre cas d'humain qu'à lui même, qu'il n'a donc pas à changer quoi que ce soit dans sa nature qui mettrait sa vie en danger, ici son alimentation.

L'avantage de notre conscience individuelle nous permet par contre d'être acteurs de notre évolution, et non d'attendre un changement climatique où des mutations de nos gènes. C'est plus rapide et très pratique.

Notre conscience individuelle ainsi que notre intelligence sont au final un heureux hasard dans le jeu de l'évolution, qui nous ont permis de nous hisser au sommet de la chaîne alimentaire. Avant c'était les dinosaures par leur taille.
Le hasard est une phobie des yahavites, d'où leur obsession d'expliquer chaque chose par une intervention divine.

Soyons donc heureux de vivre vie de singe humain européens du 21e siècle. On aurait pu naître chat, mais on s'en sort pas trop mal :sweat_smile:

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Animal est pourtant bien utilisé comme insulte depuis des siècles. Et il y a bien eu un refus des scientifiques de trancher contre l'avortement au motif qu'ils refusent de dire où commencent la vie d'un être humain. Cette controverse a fait l'objet de nombreux articles. Dire 'humain" ou "animal" ne relève pas de la science mais de l'éthique ou de la philo. Puisque les scientifiques refusent de rentrer dans ce débat.

C'est votre croyance personnelle. Rien d'officiel là-dedans, ni de scientifique. Interrogez les gens et la grande majorité sera choquée qu'on puisse parler d'animal humain ou de singe pour désigner l'homme. Ils seront choqués et certains parleront d'humiliation. La chose ne fait pas consensus, et les scientifiques n'abordent jamais ce point dans les termes décrits, ils se gardent bien d'entrer dans ces débats depuis la controverse sur l'avortement et les foetus. Le mot "animal" de "règne animal" n'a pas le même sens au niveau social que le mot animal utilisé seul.

Ce point est intéressant.
En effet la perception populaire majoritaire de l'humain est extérieur au monde animal, supérieur à celui-ci, car doté d'intelligence et de conscience individuelle.

Cette perception est néanmoins l'ouverture à toutes sortes de manipulations : l'église a beaucoup profité de ce sentiment de honte de sa nature animale pour nous envoyer des tas d'injonctions toxiques.

Si je suis autre chose qu'un animal, si je suis supérieur, alors je dois in fine réfréner tous mes instincts animaux : mon envie de plaire, de faire l'amour, de manger du gras, de restreindre mon cercle social aux gens qui me ressemblent, ect.

Donc même si dire en pleine rue : "je suis fier d'être un singe" est un peu extrême, reconnaître sa nature animale et être en paix avec ne peut être que bénéfique pour sa santé mentale.
Et plus de gens seront dans cet état d'esprit, moins de conservateurs pourront nous emmerder.

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En même temps, la grande majorité des gens sera choquée qu'on leur dise :

  • qu'il a été scientifiquement prouvé que tous les humains ont des ancêtres cannibales, compte tenu de l'appartenance au génome humain de gènes qui ont pour utilité d'immuniser contre des maladies qu'on n'attrape qu'en mangeant des cerveaux humains ;
  • qu'il y a dans le tiers-monde des maisons closes où des guenons sont prostituées et violées par des humains, et qu'à cause du politiquement correct il est dur d'agir contre ça ;
  • que 97% des découvertes scientifiques humaines ne viennent que d'Europe ;
  • que les bouddhistes ont pour références religieuses des psychopathes qui ont la haine du féminin, notamment le Dalaï Lama qui écrit dans Comme la lumière avec la flamme qu'il n'y a rien de pur dans le corps de la femme, et le compare à un vase décoré rempli d'ordures, un corps dont les trous excrètent les éléments (source) ;
  • que les nombreuses femmes scientifiques de l'antiquité ont vu toutes leurs œuvres finir au feu par des moines davantage brûleurs que copistes, qui n'ont gardé que ce qui les arrangeait et qui était écrit par des hommes par pure charia chrétienne et réécriture intégrale de l'histoire par le feu ;
  • que les croisades chrétiennes ont fait pénétrer l'islam en Europe et n'ont jamais eu pour but de combattre l'islam.

Donc bon, les sentiments des gens, ce qu'ils ont envie de croire ou non, ça a ses limites. Heureusement que la poursuite de la vérité ou les responsables des grandes avancées humaines n'ont jamais demandé la permission à des badauds ignares dans la rue. L'homme est un singe zoomasochiste. En tous cas, plus il se considère différent de nature et non juste de niveau avec le reste du monde animal, plus il croit qu'il doit se montrer exceptionnellement meilleur, s'interdire de manger de la viande pour prouver sa supériorité morale et tenter de retrouver sa place au jardin d'Eden auprès de Yahvé, par exemple. Par commodité de langage, quand on dit "les humains", on parle généralement des autres humains en s'excluant. Et de même, quand on dit "les animaux" ou "les singes", on s'exclut notre espèce et c'est bien normal. C'est une convention pratique qu'on utilise tous.

:monkey_face: Mais moi, je sais qui je suis et j'assume avec fierté ma nature :monkey_face:

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"Les chimpanzés et les humains sont proches parents[4]. Ils ont en commun 98,8 % de leur ADN. Ceci a conduit à la spéculation controversée qu'un hybride entre ces deux espèces serait possible. Les humains ont une paire de chromosomes en moins que les autres grands singes, mais l'hybridation reste possible entre organismes ayant un nombre différent de chromosomes.

Ce degré de similitude chromosomique est à peu près équivalent à la similitude chromosomique observée chez les équidés. L'interfertilité des chevaux et des ânes est commune, bien que la progéniture issue de leur hybridation (les mulets) soit universellement stérile (avec 60 exceptions dans toute l'histoire des chevaux[5]). Une complexité similaire avec stérilité répandue se constate pour les hybrides cheval-zèbre (zébroïdes). La disparité chromosomique est très large, avec des chevaux ayant 32 paires de chromosomes et des zèbres entre 16 et 23 selon les espèces.

En 1977, le chercheur J. Michael Bedford a découvert par hasard que le sperme humain pourrait pénétrer dans les membranes extérieures de protection d'un ovule de gibbon[6]."

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On peut reconnaître ses instincts sans cesser d'utiliser le terme humain. Ce qu'à fait l'église, c'est son problème. Je remarque qu'il y a un parallèle entre les tentatives de l'église de ruiner l'opinion qu'ont les gens d'eux mêmes et de limiter leur consommation de produits riches en nutriments (il y avait au moins 100 jours de restriction par an lorsque l'église imposait sa dictature) et le veganisme antispéciste qui veut mettre l'homme au même rang que les animaux et interdit une alimentation équilibrée. Je me demande si l'église n'est pas derrière l'antispécisme et le véganisme, si elle ne tente pas de nous refourguer la même chose sous une autre forme. C'est pourquoi je pense qu'il peut être dangereux de parler de singe ou d'animal pour désigner l'homme. Cela peut être détourner pour rabaisser l'homme.

C'est très catholique de voir l'humain au dessus des animaux justement. Les animaux sont juste là pour servir l'homme dans le catholicisme. L'homme est créé à l'image de Dieu, pas les animaux.
Prouver que l'homme est un singe mettrait un gros coup aux tarés créationiste de toutes religions.

Concernant le veganisme, les gauchistes ont aussi la pensée: "les animaux ne se font pas de cadeaux entre eux mais ils n'en n'ont pas conscience, nous en tant qu'humain éloigné du monde animal nous sommes au dessus de ces atrocités, nous sommes au dessus de la nature"

Les deux faces d'une même pièce encore une fois, à mon avis.

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Non, dans le catholicisme, seul Dieu est censé être servi. L'homme est mis sur le plan des animaux et de la nature déchue. On va jusqu'à railler l'homme de ne pas adorer Dieu alors que les animaux auraient instinctivement tendance à le faire, comme avec l'histoire de l'âne qui s'agenouille spontanément devant le saint sacrement là où l'homme ne le fait pas, pour lui faire honte, dans les fausses histoires de miracles.

La bible parle même de Dieu qui peut recréer des hommes à partir de simples pierres, pour humilier des descendants d'Abraham qui se croient quelque chose car descendants d'un prophète. Là les hommes sont mis au rang des pierres. D'ailleurs la genèse parle d'hommes créés à partir de simple poussière de la terre. Cette doctrine, comme le veganisme, cherche à rabaisser l'homme sans cesse.

L’Ancien Testament voit l’homme comme fondamentalement différent des animaux et supérieur à l'animal car possédant une dimension divine : Yahvé en personne autorise l'homme à exploiter les animaux à volonté. Les animaux ont juste en commun avec les humains d'être des sujets du même dieu sadique et totalitaire.

Le Nouveau Testament maintient cette idée que l’animal est un être inférieur et librement exploitable.

Thomas d'Aquin, le principal théologien chrétien, considère que les animaux sont de simples moyens au service des hommes, et ne reconnaît pas la possibilité d’un péché contre les animaux.

Le véganisme est cependant une secte chrétienne en ce qu'il est fondé sur l'idée que nous devons nous montrer meilleurs que les animaux inférieurs qui eux croupissentt dans le carnivorisme et l'omnivorisme, et parce que l'homme mangeait des fruits quand il était au jardin d'Eden. Se mettre à manger de la viande fait partie d'une des malédictions que Yahvé jette sur Adam et Ève en les chassant du paradis. Notez aussi que c'est le méchant serpent qui les pousse à pêcher, et que quand les humains se comportent mal, il déclenche le déluge qui noie tous les animaux qui n'ont pas pu monter sur l'Arche de Noé.

De plus, le ressort principal du christianisme consiste à exiger que l'homme reste humain et ne sombre pas au même niveau que les animaux : jamais une religion n'a autant criminalisé l'instinct, donc les animaux. L'esclavage des noirs par les chrétiens a eu besoin qu'on leur reconnaisse un statut plus proche de l'humanité que des animaux pour être aboli. L'homme doit s'élever au mépris de la chair et des animaux, lui seul a été créé à l'image de Yahvé. Le véganisme exige juste qu'on soit moralement si irréprochables qu'on traité en égaux symboliques les animaux en n'en consommant pas la chair, afin de se rapprocher de ce que nous étions au jardin d'Eden :crazy_face: d'autres se coupent les organes génitaux pour ressembler à Adam et Ève, comme cette secte en Russie :

Je rappelle quand même que c'était un péché chez les Cathares de tuer un animal supérieur au poisson, en gros. Les catholiques utilisaient même une méthode pour confondre ces proto-végans chrétiens et les exécuter : ils les forçaient à égorger une poule devant eux. Le végétarisme piscivore cathare est une interprétation de la bible, le catholicisme s'est battu pour les exterminer par compétition théo-politique. Récemment ils voient une opportunité de se recycler par l'écolovéganisme, c'est tout.

Que Yahvé décide que l'homme est très largement supérieur aux animaux, et de nature divine, n'empêche pas du tout qu'il puisse humilier l'homme et le déconsidérer.

Enfin, il ne faut pas confondre l'antispécisme égalitariste avec la croyance en l'égalité de valeur absolue entre tous les êtres vivants, que personne ne reconnaît a priori. Les antispécistes ne nient pas la supériorité de fait, intellectuelle etc, de l'homme sur le lombric. Ça ne les empêche pas d'estimer que l'homme n'a pas le droit de tuer des lombrics. Et c'est justement parce que l'homme est vu comme supérieur qu'il doit être le seul être sur Terre à s'abstenir de manger normalement pour prouver le divin en lui.

Le christianisme ne tient pas 3 jours dans l'esprit de quelqu'un qui accepte qu'il est un animal. C'est contraire à toute la doctrine chrétienne.

Il est hors de question de mettre l'humain sur un piédestal de divinisation, et de faire taire la réalité biologique sous prétexte qu'elle dérange les sentiments de gens qui refusent leur identité animale. C'est la définition même de l'obscurantisme : se taire parce que des fanatiques ne sont pas contents qu'on dise la vérité.

L'homme est un animal, l'homme est un singe, et de plus en plus de gens l'acceptent à mesure que le christianisme s'éteint :v:t2:

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