Raquel Garrido (élue LFI) s'indigne que tout le monde ne souhaite pas la réconciliation des terroristes du Bataclan avec leurs victimes

Dans cet extrait de BFMTV, l'élue de La France Insoumise Raquel Garrido s'indigne que tout le monde ne souhaite pas la réconciliation des terroristes du Bataclan avec leurs victimes.

Est-ce que l'asile gauchiste est payé pour faire la promotion indirecte des conservateurs, ou est-ce qu'ils pensent vraiment toutes les horreurs qu'ils disent ? J'ai vu beaucoup de saloperies de gauche, mais je n'étais pas prêt pour ça.

Ah oui, c'est bien gratiné...

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Ignoble. C'est cohérent avec le gauchisme : pour eux, aucune discrimination sur terre n'est jamais légitime, par conséquent les victimes du terrorisme doivent cesser de se rendre coupables de ce séparatisme qui oppresse les terroristes et leurs familles et divisent les français. Le gauchiste est la version sécularisée mais tout autant visqueuse des prêtres aux yeux qui brillent à l'idée de sauver l'âme d'un pédocriminel en extorquant un pardon à une de ses victimes, voire, accomplissement ultime, les excuses de la victime elle-même envers le violeur, qu'elle n'aurait pas dû provoquer, et qui a failli perdre son âme en enfer à cause d'elle. C'est la même substance humaine avec un déguisement différent. LFI, c'est la crasse en robe de bure qui a troqué vite fait la croix et le cloué contre une faucille et un marteau.

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Le gauchisme n'est qu'un succédané du christianisme qui veut forcer le pardon des victimes envers leurs bourreaux, les propos de Garrido sont abjects.

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Ha, punaise cette sortie, woww :sweat:

Je l'avais d'abord prise comme une provocation facile ; cet extrait m'avait donné l'impression d'un truc préparé d'avance, d'une façon un peu minable de gratter un peu d'attention médiatique. Puis je suis tombé sur l'émission entière. Et vu le rattrapage qu'a tenté Raquel Garrido la minute d'après, où elle explique le fond de son propos, le propos est encore plus dingue qu'il n'y paraît :

Ce que cherche à souligner Raquel Garrido, c'est donc que la réconciliation, y compris avec les terroristes eux-mêmes est un passage obligé pour que la France survive comme nation unie et ne se divise pas selon des lignes ethniques et raciales. Bon :neutral_face:

Je crois qu'on tient ici un nouvel exemple éclatant de la démence jusqu’au-boutiste de cette idéologie qui consiste à mélanger les populations contre leur gré. On connaissait sa version centriste (pousser la police à tirer à balles réelles sur des groupes entiers), et sa version conservatrice (se prénommer Corinne et avoir une pratique chrétienne de l'islam), voici désormais la version de gauche de l'entassement vivre-ensembliste signée Raquel Garrido : se réconcilier avec Salah Abdeslam et avec ses commanditaires.

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Ca m'a demandé une énergie folle pour parvenir à faire comprendre à des proches d'extrême gauche, qui détestaient Soral, que c'était fondamentalement la même chose. Garrido aurait d'ailleurs très bien pu préférer le terme "dialogue" avec les "musulmans" (que de toutes façons nous ne voulons déjà pas) pour édulcorer son propos. Mais non. C'est très naturellement qu'elle a employé le terme de "réconciliation" avec les "terroristes". Cet aplomb et ses propos sont sidérants et immondes, une réconciliation impliquant fatalement de faire tabula rasa et de passer à autre chose, une réconciliation sous-entendant également qu'avant, il y a avait une entente et une amitié réciproques qui demandent qu'à être ravivées.

J'ai été sciée de constater qu'il n'y avait aucun calcul médiatique, aucun désir de faire le buzz dans ses propos mais sa sincérité idéologique la plus brute : La réconciliation pour l'"Unité de la Nation" qui, venant de sa part, veut très certainement dire, pour le Grand Soir contre l'Occident décadent et consumériste.

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Voilà, c'est ça. Dans son élan, Raquel Garrido a simplement dit tout haut la partie qu'elle était censée taire : ce rapprochement qu'elle opère entre les arabes/musulmans et les terroristes.

Au fond c'est la même association que fait Edwy Plenel depuis bientôt dix ans, à chaque fois qu'il passe à la télé ou commet un bouquin pour engueuler les militants qui dénoncent les islamistes. Il dépeint ces militants comme des agents fascisants, il les culpabilise au prétexte qu'ils s'en prendraient aux musulmans — assimilant de fait ces derniers aux fondamentalistes et à leurs bras armés. C'est vraiment ça, la pensée de gauche radicale.

Louanges pour y être arrivée.
(D'autant qu'Alain Soral louvoie beaucoup plus, en faisant mine de distinguer des « musulmans du quotidien » ou je ne sais trop quoi, tout en reprenant juste après la même rhétorique de la stigmatisation.)

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