Vladimir Poutine désigne l'Occident comme l'ennemi de la Russie et veut « purifier » la société russe

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Face à l’Occident qui chercherait à « démembrer » la Russie, le président engage la lutte contre les « nationaux-traîtres ».

« L’opération spéciale se déroule avec succès, strictement selon les plans établis à l’avance. » Mercredi 16 mars, Vladimir Poutine a tenu à rassurer ceux parmi les Russes qui pourraient douter des résultats de cette intervention militaire déclenchée le 24 février en Ukraine. Le président russe rencontrait, lors d’une visioconférence diffusée à la télévision, gouverneurs régionaux et membres du gouvernement, pour une réunion consacrée au « soutien socio-économique des régions ». Il a en surtout profité pour fustiger une agression occidentale contre son pays et la « cinquième colonne » active en Russie.

M. Poutine a répété que le but de cette opération militaire n’était pas d’« occuper » l’Ukraine. Selon lui, ce pays s’apprêtait, avec le soutien des Etats-Unis et « d’autres pays occidentaux », à déclencher « un bain de sang et une épuration ethnique » : « Une offensive massive sur le Donbass et ensuite sur la Crimée était seulement une question de temps. » Scénario d’autant plus inquiétant que « le régime pronazi en place à Kiev pouvait recevoir des armes de destruction massive visant la Russie ». Vladimir Poutine a notamment cité l’arme nucléaire, « danger très réel », et le « programme militaro-biologique mené sous commandement et financement américain » en Ukraine, comprenant « des expérimentations sur des échantillons de coronavirus, d’anthrax, de choléra, de peste porcine africaine et d’autres maladies mortelles ».

Plus que l’Ukraine, l’ennemi est bien l’« Occident », terme prononcé vingt-six fois en trente-sept minutes. Son but : la « destruction », le « démembrement » ou encore l’« annulation » de la Russie, attitude comparable « aux pogroms antisémites dans l’Allemagne des années 1930 ». Les sanctions adoptées ces dernières semaines seraient ainsi dirigées « contre chaque famille, chaque citoyen russe ».

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